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Les Alpes : L'image qu'on s'en fait, l'image qu'on en fait Relié – 17 octobre 2014


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Extrait

Extrait de l'introduction

Assis au bord du petit lac Riffelsee, mon appareil photo à mes côtés, et l'ordinateur portable sur les genoux, j'écris ces lignes en n'arrivant pas à détacher mon regard de cette montagne mythique des Alpes : le Cervin. Je l'ai vu des dizaines et des dizaines de fois, et photographié sous tous les angles, et pourtant le Cervin ne cesse d'attirer le regard. Peut-être est-ce parce qu'il représente le prototype de toute montagne avec sa forme idéale, celle que l'on dessine enfant en traçant un triangle pointu dans son cahier de dessin ? Le Cervin, qui parle autant à mon âme d'enfant, semble à lui seul représenter l'image primitive que l'on se fait de la montagne - et les photographies que je viens de réaliser, affichées sur l'écran de mon ordinateur portable, sont des tentatives de partager cette image avec d'autres.
Dans ce livre, je m'intéresse à l'image que l'on se fait de la montagne, et à celle que l'on en fait. Je m'intéresse aussi à la réalité de la montagne, parfois bien différente de toutes ces images. Une fois de plus, le Cervin en est l'exemple : une montagne dont on se fait une image parfaite, une pyramide aux angles clairement dessinés, et avec un sommet vertigineusement pointu qui laisse imaginer que s'y tenir debout relève de l'équilibrisme... Si l'ascension par la voie normale, l'arête du Hörnli, est plutôt chaotique - par un cheminement qualifié dans le vocabulaire érudit des alpinistes de «paumatoire» ; il est en effet très facile de se perdre -, elle mène à un sommet qui est en réalité entièrement sous la neige, pouvant accueillir une trentaine de personnes : l'image du sommet vertigineux en prend un coup ! Après quatre dures heures d'ascension, on se sent presque un peu déçu, peut-être comme l'enfant qui se rend compte que toutes les montagnes ne sont pas des triangles pointus... Le Cervin entretient avec le photographe (et l'enfant !) ce rapport particulier : il est, sans le moindre doute, plus intéressant vu d'en bas confortablement installé sur une terrasse ou au bord d'un des nombreux petits lacs de la région, que vu de dessus, lorsque l'on s'y trouve. L'alpiniste, lui, au contraire, se régale, car une telle course d'arête est de toute beauté et le plaisir de gravir cette montagne est pour lui tout aussi grand que celui du photographe d'en capturer les images d'en bas.
La photographie de montagne en crée des images mais fait également appel à l'imagination du spectateur. Que vous évoque cette photo ? Une lumière impressionnante, qui fait presque peur, qui force le respect, une photographie qui nous laisse à imaginer le photographe bravant les dangers de la haute montagne pour la réaliser, une «image du bout du monde» alors qu'en réalité il s'agit d'une photographie prise depuis un parking près de Chamonix, le photographe installé bien au chaud dans sa voiture ! Le rôle du photographe n'est donc pas de souffrir et de parcourir la montagne pour obtenir la plus belle image, mais de saisir la réalité et de la représenter de manière à ce qu'elle fasse rêver. On s'intéresse ici à l'image et à l'imagination, et non pas à la réalité.
C'est du moins ainsi que je conçois le travail du photographe : son rôle est de faire rêver en racontant une histoire. Une photographie réussie, dans ce sens, sera donc non seulement une représentation de la réalité avec une valeur documentaire, mais aura également un contenu narratif et une lumière qui habilleront la réalité de telle manière qu'elle suscitera l'intérêt et fera appel à l'imagination - quitte à perdre ainsi un peu de sa valeur documentaire. Sur la photo de la page précédente, par exemple, comme sur bon nombre de mes images de montagne, on retrouve un «personnage» qui lui confère une ambiance et une histoire. Oui, j'ai bien dit «personnage» et non pas «personne» car il s'agit d'une photo préparée, posée, scénarisée, et même répétée, où la personne qui pose - ici, mon ami et guide Pascal Arpin - s'efface pour laisser place à un rôle, joué dans le but de permettre à cette image d'en dire davantage. En plus d'une simple panoramique d'une partie du massif du Mont-Blanc dont on voit sur cette photographie la face Est au lever du jour, nous avons donc aussi une histoire : celle d'un alpiniste perché sur un sommet rocheux, lovant sa corde après avoir atteint le sommet (ou toute autre histoire que votre imagination vous permettra d'y voir !). Nous avons donc une image de la montagne, mais également une ambiance et une émotion - celle que l'on ressent lorsqu'on a la chance d'évoluer en ces lieux à ce moment privilégié du lever du jour. Est-ce alors vraiment important qu'en réalité l'alpiniste qui pose pour cette photographie se trouve à peine à un mètre du sol, que la corde qu'il love ait uniquement servi pour la photo et non pas pour une escalade, et que tout juste quinze minutes de marche facile aient suffi pour atteindre cet endroit ? Pour ma part, je pense que la réalité n'a ici que peu d'importance; ce sont le rêve et l'histoire que l'on peut (se) raconter à travers de telles images qui m'intéressent.

Présentation de l'éditeur

La montagne est différente pour chacun. Les rapports que l'on entretient avec elle, les raisons que l'on a de la parcourir, sont souvent personnels, parfois intimes. On y cherche quelque chose que l'on ne trouve pas ailleurs.

Photographe et alpiniste, Jiri Benovsky présente ici de superbes clichés des Alpes suisses et françaises -l'image qu'on en fait -, mais offre aussi une certaine vision de la montagne - l'image qu'on s'en fait. Son travail est marqué par la recherche de lumières et d'ambiances particulières, et par la place accordée à l'Homo alpinus qui évolue dans ce milieu à la fois hostile et magnifique.

Ce livre se veut également une invitation au partage, à vivre des expériences esthétiques fortes. L'auteur y propose de nombreux et précieux conseils, fruit de plusieurs années d'expérience de la photographie de montagne, qui vous permettront de réaliser à votre tour les plus belles prises de vue, en toute saison.

Jiri Benovsky est philosophe et photographe. Il est chercheur et enseignant à l'Université de Fribourg, en Suisse, spécialisé en métaphysique. Par ailleurs, il pratique et enseigne la photographie. Il collabore régulièrement aux magazines Chasseur d'images et Passion Montagne et est l'auteur notamment de Qu'est-ce qu'une photographie ? (Vrin, 2010)

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