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11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un bijou de film noir...,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Amants de la nuit (DVD)
Un choc cinématographique sans précédent. L'un des plus beaux films noirs de l'âge d'or hollywoodien (1949). Les Amants de la Nuit ("They Live By Night") est tout simplement le premier long métrage de Nicholas Ray, un réalisateur qui allait pas mal bouleversé les codes du genre (récit non linéaire, digressions, singularité du montage) et du cinéma (que l'on se souvienne de Rebel Without A Cause, de Johnny Guitar...). Ce film est d'un romantisme extraordinaire, d'une esthétique hallucinante, sans parler de cette maîtrise technique prodigieuse. Un côté baroque, aussi, dans le cinéma de Ray rendu possible par un noir et blanc d'une beauté fantomatique, et par cette histoire d'amour entre deux adolescents en mal de vivre (un des thèmes de prédilection du cinéaste).Sens du montage parfait, donc, photographie exemplaire, acteurs bouleversants (Farley Granger, mais aussi et surtout Cathy O'Donnell). Granger (cf. Le Crime de L'Orient Express d'Alfred Hitchcock) est bien sûr très crédible (attachant aussi) dans ce rôle de jeune homme naïf, entouré de truands aussi inquiétants les uns que les autres. Il joue le rôle du brave gosse qui se retrouve dans une situation vraiment merdique, par manque d'expérience et d'esprit. Trop naïf, le drôle. Mais c'est surtout l'hyper tendresse de la jeune Cathy O'Donnell qui est à ce point bou-le-ver-sant. Elle vous arrache le coeur comme je l'ai rarement vu au cinéma. Coincée, piégée par son amour pour Granger, elle aussi veut s'arracher de cet environnement criminel. Leur fuite désespérée est l'une des plus belles jamais filmée. Vont-ils y arriver ? Vont-ils s'en sortir ? A noter dans la présente version, pas de V.F., uniquement la VOST. Un plaisir de cinéphile, assurément. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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5.0 étoiles sur 5
Les amants de la nuit (They live by night),
Par Denis Urval (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 10 COMMENTATEURS)
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Dans l'Amérique des années 40, un jeune évadé devient récidiviste et une jeune fille qui s'est trouvée sur sa route décide de partager sa vie. Adapté du roman « Thieves like us », ce premier film de Nicholas Ray (1948) connut un certain succès, et ses deux héros furent ensuite à nouveau réunis à l'écran dans un film d'Anthony Mann, Side street. Du film noir, Nicholas Ray retient le thème du destin auquel on n'échappe pas, et aussi (comme dans The Killing de Kubrick) la peinture d'une humanité médiocre, à travers une galerie de portraits esquissés, le gangster borgne Chikamauw, le père alcoolique de l'héroïne, le marieur qui unit les amants à bas prix et qui joue un rôle essentiel dans le film, tant pour l'intrigue que pour l'atmosphère et la tonalité désespérée de sa philosophie implicite. L'évocation du couple central, deux êtres peints comme des innocents incompris du monde, et incapables de s'accorder avec lui, est d'un lyrisme extrême et proprement inhabituel; Farley Granger est excellent et Cathy O'Donnell proprement bouleversante. On assiste à quelques uns des moments de tendresse mutuelle les plus étonnants qui aient été filmés, ici dans un somptueux noir et blanc. C'est le contraste entre le traitement sec et elliptique de la narration et les grandes plages intimes qui l'entrecoupent qui donne son rythme singulier au film. Le réalisateur s'abstient de toute évaluation morale et suit dans leur fuite sans issue les deux hors la loi, tels qu'ils sont unis par l'intensité de leur amour.
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5.0 étoiles sur 5
Un diamant noir !,
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Titre original : "They Live By Night" (Ils vivent la nuit), Nicholas Ray, 1948, VOST, copie moyenne, son médiocre.Paraissant avant le générique (ce qui est rare, sinon unique, pour l'époque), les premières images sont d'une force étonnante dans leur simplicité : deux jeunes êtres (Cathy O'Donnell et Farley Granger) qui, tendres et passionnés, s'embrassent, éblouis l'un de l'autre, seuls au monde, jusqu'à ce qu'un bruit, une image les surprennent et les tétanisent, les yeux écarquillés par la peur ! Alors seulement commence le générique, se déroulant sur l'image d'une gimbarde qui, vue du ciel, fonce à toute allure sur une route poussiéreuse, emportant trois évadés, T. Dub, Chickamaw et le plus jeune, Bowie qui bientôt va rencontrer Keechie, et former avec elle ce couple d'"amants de la nuit", fuyant le jour et les autres... Ces cinq premières minutes nous offrent tout le style du film, en un génial raccourci : son rythme alterné, les longues plages contemplatives faisant place aux scènes brutales ou saccadées. Rien de plus différent que la longue exposition, toute de moiteur malsaine, du "remake" d'Altman mais, elle aussi, significative d'un style de narration. C'est le premier film de Nicholas Ray, laissé trois ans au placard après le rachat de la RKO par Howard Hughes qui ne croyait pas à la valeur de ce film à petit budget; Denis Urval en a si bien dit, avec des mots justes et forts, les qualités que j'ai scrupule à le commenter à mon tour, mais, après tout, on n'est jamais trop nombreux à dire du bien de ce qui est beau. Et Bowie et Keechie, ces deux grands gosses perdus sont d'une telle beauté et d'une telle innocence, et si totalement étrangers à tout ce qui ne les réunit pas, qu'on ne peut résister au besoin d'en parler. Si Bowie s'est trouvé associé aux truands sinistres que sont T.Dub et Chickamaw, il n'a rien de commun avec eux, comme Keechie n'a rien en commun avec son poivrot avaricieux de père; tous deux sont également étrangers à ces "honnêtes gens" aux mains rapaces, garagistes, marieurs, hôteliers, serveurs, chanteuses, méprisants et sournois, toujours prêts à les voler ou à les vendre; et comme ils sont incrédules, encore, devant les distractions des bourgeois: cheval, golf, danse ! C'est qu'ils ne savent rien de la vie des autres, elle élevée dans un bled, lui en prison à l'âge de 17 ans ! Et il en sort à 24, aussi adolescent qu'il y était entré. C'est là le seul aspect du film qui passe mal à nos yeux d'aujourd'hui : nous savons que la prison est le dernier endroit du monde où l'on puisse conserver, sept années durant, la candeur de l'adolescence ! Mais qu'importe ! Nicholas Ray réussit à nous en convaincre : ses gros plans sur le visage de Bowie sont parlants, ils suspendent le temps, nous introduisent dans son univers intime, nous le révèle, épargné, préservé de toute souillure... De plus Ray a, pour son bonheur et le nôtre, trouvé un autre visage, celui de Cathy O'Donnell, d'une fraicheur qu'on a envie d'appeler splendide, tant elle rayonne, éblouit, subjugue : si la beauté de Farley Granger dénonce toujours sa fragilité, et un insatiable appétit de tendresse, très émouvant chez un homme, la beauté de Cathy O'Donnell, petite tête à la joliesse banale à première vue, s'épanouit d'image en image, comme s'affirment l'assurance, le caractère, la volonté du personnage. Admirable actrice qui s'était déjà montrée telle dans "The Best Years Of Our Lives" ("Les Meilleurs années de notre vie") de William Wyler (1946), avec la même économie de moyens. Devant ces deux êtres courant après leur bonheur, je n'ai pu m'empêcher de penser à un autre couple, lui aussi seul contre le monde entier, et aussi beau, presque aussi émouvant, formé par Henry Fonda et Silvia Sydney dans le chef-d'oeuvre de Fritz Lang : "You Only Live Once" ("J'ai le droit de vivre"). Un film véritablement délectable à tout niveau, esthétique, narratif et humain et qui, tout sombre qu'il est, ne désespère pas, au contraire. On regrette seulement que les "Editions Montparnasse" qui se consacrent depuis tant d'années à diffuser en terre francophone les pépites de la RKO n'aient jamais trouvé le moyen de nous les proposer en versions restaurées. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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