Les Amazones de la République et plus d'un million d'autres livres sont disponibles pour le Kindle d'Amazon. En savoir plus
  • Tous les prix incluent la TVA.
Il ne reste plus que 3 exemplaire(s) en stock (d'autres exemplaires sont en cours d'acheminement).
Expédié et vendu par Amazon.
Emballage cadeau disponible.
Quantité :1
Les Amazones de la R&eacu... a été ajouté à votre Panier
+ EUR 2,99 (livraison)
D'occasion: Bon | Détails
Vendu par RecycLivre
État: D'occasion: Bon
Commentaire: Merci, votre achat aide à financer des programmes de lutte contre l'illettrisme à travers le monde. Expédition depuis la France.
Vous l'avez déjà ?
Repliez vers l'arrière Repliez vers l'avant
Ecoutez Lecture en cours... Interrompu   Vous écoutez un extrait de l'édition audio Audible
En savoir plus
Voir les 2 images

Les Amazones de la République Broché – 6 juin 2013


Voir les 3 formats et éditions Masquer les autres formats et éditions
Prix Amazon Neuf à partir de Occasion à partir de
Format Kindle
"Veuillez réessayer"
Broché
"Veuillez réessayer"
EUR 19,95
EUR 19,95 EUR 0,52

Offres spéciales et liens associés


Produits fréquemment achetés ensemble

Les Amazones de la République + Paris: capitale du crime + Le bel esprit de l'histoire
Prix pour les trois: EUR 50,45

Acheter les articles sélectionnés ensemble

Descriptions du produit

Extrait

UN JOUR À TOULOUSE...

C'était un jour de mai 1984 à Toulouse, cette ville toute de rose laquée, dont un soleil de plomb vient souvent délaver le ciel bleu et étouffer les ocres de ses maisons. Or cette cité, orgueilleuse et jalouse de ses voisines, qui exige de ses habitants un mariage monogame, déroulait ce jour-là ses plus beaux atours pour celui qu'une foule compacte applaudissait. Sous les lambris de l'hôtel de ville, un président de la République en visite s'avançait lentement vers le perron, de port très altier et un brin de hauteur désabusée dans la démarche : François Mitterrand.
Se frayant un chemin parmi une meute en génuflexion, implorant l'aumône - un geste, un mot... -, l'homme aimantait les regards. Cette foule de courtisans n'était que limaille pour celui dont l'oeil s'était soudainement arrêté sur une jeune et jolie femme noyée dans la cohue : un visage qu'il connaissait et dont il avait alors immédiatement verrouillé la silhouette. Tel un missile sa cible. Sur le qui-vive guerrier, François Mitterrand, qui en oublia le reste, lui adressa de la tête un discret signe de bienvenue. Un geste qu'elle lui rendit dans un léger sourire empreint de componction. Touchée !
Comme de coutume, le protocole imposé de ce type de marathon présidentiel avait été réglé au cordeau par la machine élyséenne. Et François Mitterrand ne dissimulait pas son agacement : 9 heures, allocution à la préfecture ; 10 heures, visite des ateliers d'Airbus ; 11 heures, rencontre avec une délégation de la FNSEA, le syndicat paysan. A midi, vin d'honneur et déjeuner protocolaire à l'hôtel de ville en compagnie d'une armée de notables endimanchés, prêts à s'immoler pour l'approcher.
Mais Mitterrand, dont le visage marmoréen s'était irradié, n'avait plus d'yeux que pour «Elle». Tendant son cou pour mieux l'apercevoir, tel le héron au-dessus d'une rangée de roseaux, il respirait au-delà de cette marée humaine les embruns de celle qui venait de remarquer son manège.
La chasse était lancée. Cette apparition fit l'effet chez le locataire de l'Élysée d'un ouragan de fraîcheur dans cette chaleur que dégageait cet embouteillage de chairs. Que d'obligations et de salamalecs, pestait-il intérieurement ! Or, François Mitterrand, convaincu que le fruit était mûr, poussait un peu plus son art. Certains parmi ses plus intimes compagnons de route, qui escaladaient à ses côtés le caillou de Solutré, l'ont souvent entendu raconter, lors de cette ascension, quand le temps s'écoule lentement, le plaisir qu'il trouvait dans ces joutes à distance. Quand tout n'est plus que jeu de séduction et quitte ou double.
Elle, ici ? Quoi de plus normal. Journaliste politique à TF1, Florence Schaal avait été dépêchée le matin même par sa direction pour suivre le déplacement de celui qu'elle avait été amenée à rencontrer à quelques reprises dans le cadre de ses activités, depuis son accession à l'Élysée, trois ans plus tôt.
Et Florence se sentait déshabillée de la tête aux pieds. Comme la jeune fille que le paysan regarde danser, guettant les effluves d'un parfum qu'il semble deviner de loin. Plus que quelques minutes de patience et il irait lui inoculer, dans un grand tourbillon de mots, quelques compliments ourlés qui la feraient immanquablement chavirer.
Comment était-elle vêtue ? Une veste claire, un chemisier légèrement décolleté, un jean, des escarpins. Des boucles d'oreilles, une bague, peut-être... Imperceptiblement, François Mitterrand s'était écarté de quelques pas pour se rapprocher de la journaliste, elle-même entourée d'une grappe de confrères à l'affût. Chacun savait que c'est dans ces moments-là que le président de la République, qui gérait comme personne ces situations, distillait, en aparté, quelques confidences. En l'occurrence, ce jour-là, une charge au vitriol contre le parti communiste...
L'estocade ne devait plus tarder. La harponnant d'un dernier regard, plus vrillant cette fois-ci, il lui sourit comme on sourit à l'inconnue que l'on va mettre en cage : un sourire d'oiseleur en passe d'apprivoiser une espèce rare. Pourtant, François Mitterrand connaît bien sa proie. «Comment allez-vous, Florence ?» Tout en prononçant ces mots, il a franchi, tel un passe-muraille, le rempart de gardes du corps et de conseillers qui l'encerclent pour se rapprocher de la journaliste, qu'il entraîne alors à ses côtés, lui frôlant le coude de sa main, avec la lenteur d'un koala agrippé à sa branche.

Un mot de l'auteur

C'est en côtoyant depuis près de 30 ans toute une génération de journalistes (femmes) politiques, en les écoutant me narrer leurs relations, professionnelles ou plus, avec une classe politique particulièrement machiste et entreprenante, qu'il m'est venue l'idée d'écrire ce livre. L'entreprise était risquée. Car toucher à l'intimité de celles dont je trace les trajectoires politico-romanesques relevait d'une violation de leur vie privée. J'ai pourtant estimé que l'on ne pouvait pas exercer cette profession sans accepter un minimum de transparence. Vous trouverez donc au fil de ces pages l'envers du décor de notre République, ses coulisses et alcôves. Et à travers ce récit épique, l'autre visage de ceux qui nous ont gouvernés : de Giscard à Mitterrand, en passant par Sarkozy et Chirac. Sans oublier François Hollande.

Renaud Revel


Détails sur le produit

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : First (6 juin 2013)
  • Collection : FIRST DOCUMENT
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2754044647
  • ISBN-13: 978-2754044646
  • Dimensions du produit: 22,6 x 2,9 x 14,7 cm
  • Moyenne des commentaires client : 3.2 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (70 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 77.040 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
  •  Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?


En savoir plus sur l'auteur

Découvrez des livres, informez-vous sur les écrivains, lisez des blogs d'auteurs et bien plus encore.

Quels sont les autres articles que les clients achètent après avoir regardé cet article?

Commentaires en ligne

Commentaires client les plus utiles

18 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile  Par M. David TOP 100 COMMENTATEURS le 16 juillet 2013
Format: Broché Achat vérifié
Monsieur REVEL est quelqu'un de fort intéressant, que ce soit dans ses articles ou dans ses interventions télévisées. C'est d'ailleurs suite à l'une d'elles que j'ai décidé d'acheter son livre et de le lire.
Je ne suis pas coutumier de ce genre de lecture mêlant le "people" à la politique.

La problématique de base est intéressante (montrer la connivence entre le pouvoir des médias et le pouvoir politique), même si l'on a pas attendu Monsieur Rével pour la révéler.
Néanmoins, le traitement est assez irrégulier et par moment manque un peu d'argumentation.
Bref, pas grand-chose de nouveau sous le soleil.
Les seules choses qui m'ont, par certains moments intéressées, sont les mentions des journalistes qui ont refusées de se prêter à ce "petit jeu" de connivence. Certaines ont remonté dans mon estime.
De plus, l'ouvrage est assez clair sur le fait que les hommes politiques n'ont pas été les seuls bénéficiaires de ce système : les journalistes elles-mêmes ont contribué à entretenir "la machine" par soif de pouvoir, pour voir évoluer leur carrière, etc.

Si vous aimez la presse people et que vous souhaitez des éléments factuels, ce livre est pour vous. Vous pourrez le lire sur la plage sans vous prendre la tête.
Si, en revanche, vous cherchez une étude plus "sociologique"... il vaut mieux poursuivre votre chemin.
J'espère que ce commentaire vous aura été utile.
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile  Par Françoise Pierregrosse le 18 février 2014
Format: Broché Achat vérifié
J'ai passé un très bon moment, même si je suis un peu écoeurée par la conduite de nos dirigeants, l'amour du pouvoir n'est pas le véritable amour, c'est un abus de leur part. Je suis aussi très étonnée par les journalistes femmes politiques, elles sont prêtes à se donner pour un scoop, pour un article, pour un avancement dans leur carrière. Comment peuvent-elles se regarder dans une glace ?
Je ne pensais pas que le palais de l'Elysée était un véritable baisodrome !
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile  Par ecce.om TOP 50 COMMENTATEURS le 13 février 2014
Format: Broché
Réfléchissez bien avant d'acheter ce livre.
Pourquoi ne pas vous contenter de feuilleter la page 306 (la dernière, ouf !)? Revel y revient, pour le déplorer (avec humour ?) sur le démenti opposé à l'AFP par Julie Gayet suite à la rumeur d'une relation avec F. Hollande (le livre a été écrit en 2013) : "Si l'on avait des doutes sur sa capacité à gouverner, ses amours alternées laissaient espérer un quinquennat prometteur. Et patatras !"

Aujourd'hui, Revel doit être rassuré. FH peut encore espérer rattraper ses prédécesseurs (mais il va quand même falloir qu'il accélère).

Pour le reste....
J'ai trouvé ce livre pénible, léger et déprimant.

Là voilà donc la triste réalité du pouvoir politique : des Présidents priapiques et des femmes journalistes attirées par le pouvoir comme les papillons par la lumière.
Revel les appelle "Amazones de la république". Admettons. A la lecture, on se surprend à envisager pour certaines d'entre elles, un autre qualificatif (mais il était déjà utilisé par Deux viers j'y cours).

Amazones ?
Quelle dérision.

Face à celles ci, nul Achille, Thésée ou Héraclès, mais des VGE, Mitterrand, Chirac...abusés par les mythes.

Revel jette une lumière glauque sur les liens entre le pouvoir politique et le 4ème, celui de la presse. Pourquoi pas ?
Le problème, c'est qu'il livre des noms en pâture, sans faire vraiment la part des choses.
Lire la suite ›
5 commentaires Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par Patricia BS TOP 500 COMMENTATEURSVOIX VINE le 18 juillet 2013
Format: Broché
A priori l'auteur de ce livre est un journaliste. D'où les informations "confidentielles" qu'il nous distille avec une jubilation certaine, cette satisfaction à poser les choses, à éventer les secrets. Sauf que... le style de l'ouvrage est à pleurer : cela oscille entre Voici (pour les scoops graveleux) et France Dimanche (pour les histoires à l'eau-de-rose). La morale de l'histoire ? Les femmes journalistes sont les reines des confidences sur l'oreiller. Et les hommes journalistes ? Ils regardent et ils font leur beurre...
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
10 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile  Par crew.koos COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 50 COMMENTATEURS le 15 janvier 2014
Format: Broché
Quelle excellente idée de (re)faire sortir ce livre en édition de poche au moment où notre cher président se retrouve empêtré dans de sombres histoires de galipettes où gang mafieux et scooters se croisent entre 2 jambes en l'air. Evidemment, en matière de relation avec la presse, le président nous avait déjà présenté sa compagne (avec laquelle, a-t-il cru bon de préciser, il n’est pas marié) confortablement entretenue sur nos deniers en tant que « première dame ». Mais, à l’époque où le livre est paru, livre au demeurant très gentillet dans l’enquête qu’il propose (ne vous attendez pas à de fracassantes révélations, les amours d’un soir d’un Giscard, Chirac ou Sarkozy étant finalement de notoriété publique), à cette époque là disais-je, la relation de F. Hollande avec une actrice, plus toute jeune n’était pas encore connue.

Il ne faut donc voir aucune malice à ce que ce livre, sorte aujourd’hui, peut être juste un petit clin d’œil du destin, une manière de rappeler que, loin de se soucier de l’intérêt commun, mission pour laquelle pourtant ils ont été élus, nos hommes politiques préfèrent largement profiter du charme que leur confère le pouvoir. Les journalistes, quant à eux (elles) ont tout intérêt à ce que cela ne se sache pas trop et tout se petit monde se tient gentiment par la barbichette, histoire de ne pas dire autre chose, au mépris de la sécurité de l’état et, plus grave sans doute encore, au mépris de leurs électeurs.
Lire la suite ›
1 commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer

Commentaires client les plus récents



Commentaires

Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?