Quatrième de couverture
Ce sont ces lieux urbains que parcourt le narrateur des Anges vagabonds dans ce roman qu'il écrivit entre 1956 et 1961, long récit d'une dérive géographique à l'image de ces "Anges de la désolation" qui, quelques années plus tard, partiront sur les chemins du monde à la recherche de l'absolu, un absolu ouvert sur le vide, ce que Kerouac avait deviné très vite au fond de ses verres de bière ou dans les vertiges de la benzédrine et de la morphine.
Le grand intérêt des Anges vagabonds tient au fait qu'il apporte énormément de détails sur tout ce qui bouleversa la vie de Kerouac après la publication et le succès de Sur la route.
Notamment cette brouille symbolique avec Neal Cassady, qui inspira le personnage central de ce roman culte et que la cécité de la critique identifia avec son auteur, construisant ainsi ce malentendu qui perdure
Kerouac le routard, alors "qu'avant tout il était", comme l'écrivit William Burroughs, "un écrivain et qui croyait que tout ce qu'il faisait en tint qu'être humain relevait de la simulation pure et simple".
Jack Kerouac aura transformé le monde par l'écriture, bien plus radicalement que les sociologues prétendent qu'il le fit, "en entrevoyant la grande révolution des sacs à dos" Bernard Wallet


