Présentation de l'éditeur
Été 1973. Après des années dabsence en Angleterre, où il sest établi, Mòr Steinberg, juif hongrois, chimiste, collectionneur dobjets mécaniques en tous genres, revient à Budapest au volant dune vieille Daimler Light 8, modèle 1933. Il a rendez-vous avec ses anciens camarades de classe au Gymnasium de la ville, réunis autour de Jakub Lebenstein pour fêter le trentième anniversaire de leur promotion. Au déjeuner de clôture de la cérémonie, Steinberg fait la connaissance de Gabriela : venue avec son oncle Tibor, elle est la fille de Judit, lamour de jeunesse de Steinberg, morte en couches treize années auparavant. Jakub propose alors à Steinberg, Tibor et Gabriela de venir passer quelques jours dans la ferme quil possède au cur de la puszta, limmense steppe hongroise. Cinq jours et cinq nuits durant lesquels se noue entre Steinberg et lange Gabriel, comme la surnomme son oncle Tibor, une passion trouble et violente. Mais Steinberg ne tarde pas à se rendre compte que Gabriela, avec qui il partage sa chambre, séclipse à intervalles réguliers. De même, la puszta semble être le théâtre de mystérieux phénomènes optiques
Quatrième de couverture
Pour célébrer le trentième anniversaire de leur baccalauréat - promotion de 1943 -, des Hongrois, depuis lors dispersés à travers le monde, se retrouvent à Budapest. En dépit du temps passé, de la séparation et des calamités de l'Histoire, les affinités électives jouent à nouveau. Un quatuor d'anciens amis se reconstitue, auquel manque pourtant l'un des frères jumeaux Wildenstein, que représente sa fille, la jeune Gabriela, amenée là par l'autre frère, son oncle. Les quatre personnages - trois hommes mûrs, dont le narrateur Mor Steinberg, et la jeune fille - prolongent la fête des retrouvailles par un voyage dans la puszta hongroise, sous la conduite de celui d'entre eux qui est resté au pays: Jakub. La ferme perdue, où ils vont passer quelques jours et quelques nuits au coeur de l'été, est comme une porte qui s'ouvre sur la continuité des steppes, jusqu'à des espaces qui contiennent certains replis du temps. Peut-être est-ce là que, chaque jour, la jeune Gabriela disparaît pour ne réapparaître qu'à la nuit, et entraîner le narrateur, qui fut l'amoureux malchanceux de sa mère, dans une initiation réclamée à l'homme mûr, à qui elle offre ainsi cette revanche du destin. Mais la grande plaine de l'Europe centrale est aussi le lieu d'autres phénomènes, où nos voyageurs sont les témoins d'une résistance de l'ancien monde à sa propre disparition. Ce roman, qui se joue des époques, projette sur les lieux du désastre des ombres où ce qui fut détruit trouve une étrange lumière pour réapparaître.