Tous les lecteurs des «Aventuriers de la Mer» ou de «l'Assassin Royal» sont unanimes : que l'attente est longue entre deux tomes ! Mais malgré cela, les fans de Robin Hobb (dont je fais partie) répondent présent à chaque parution, et se jettent littéralement sur les nouveaux volumes. Je me dois de souligner l'immense cruauté de l'éditeur qui a choisi de mettre au supplice les lecteurs en leur délivrant leur aventure préférée au compte-goutte. Mais qu'il est bon à chaque fois de retrouver ses héros favoris.
Dans ce quatrième tome des «Aventuriers de la mer» on retrouve nos protagonistes en proie à leurs difficultés et confrontés à leur destin. Althéa, engagée comme second sur l'Ophelie, rentre à Terrilville retrouver sa mère et sa s½ur, avec une seul idée en tête : récupérer la Vivacia par tous les moyens. Keffria et Ronica elles sont inquiètes de l'absence trop long de Kyle, l'argent manque et les créanciers sont à leur porte, aussi essaient-elles de resserrer leurs liens avec les marchands du désert de pluie dans l'espoir de trouver un accord pour réduire leurs dettes. Kennit le pirate garde son emprise sur la Vivacia et sur Hiemain. Ambre et Parangon apprennent à se connaître et tissent entre eux, sans s'en rendre compte, des liens d'une grande force. Hiemain, lui, se pose beaucoup de question et se forge peu à peu un caractère d'homme qui n'est pas pour déplaire à Kennit, qui commence, à sa manière, à le prendre en affection.
Bref, il ne se passe rien de capital dans ce volume, hormis quelques révélations sur l'identité cachée d'Ambre. Les pièces sont simplement déplacées un peu plus avant et un peu plus stratégiquement sur l'échiquier. Il va falloir attendre les tomes suivants pour en savoir plus sur le destin de nos héros et sur celui de ces serpents de mer qui portent en eux un mystère insondable, et qui pourrait bien être la pièce maîtresse qui unit les deux parties de cette immense puzzle que sont «les Aventuriers de la Mer» et «l'Assassin Royal».
A lire, avec toujours autant de plaisir !