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Les Celtes - Histoire d'un mythe Broché – 21 septembre 2014


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Broché, 21 septembre 2014
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Descriptions du produit

Extrait

Extrait de l'introduction

«Celte, je n'ai jamais su ce que ça pouvait bien être.»
Jules Renard, Journal, 23 juin 1902.

L'aveu de Jules Renard, le ferait-on encore aujourd'hui ? Tout le monde ne se prétend-il pas Celte ou descendant des Celtes ? L'identité de ces peuples de l'Antiquité ne semble plus être aujourd'hui matière à débat pour les Européens et même pour leurs descendants installés un peu partout dans le monde, de la mer Noire à New York, des îles Shetlands à l'Espagne, sur une vaste bande terrestre prise entre les 40e et 60e parallèles. Pour autant la question soulevée par le romancier et posée de manière différente par de nombreux intellectuels qui lui étaient contemporains n'a toujours pas reçu de réponse satisfaisante : à paraître l'héritage partagé par une si grande communauté humaine, la «celticité» n'a pas gagné en clarté. Les Celtes, au contraire, sont devenus l'objet d'une nébuleuse de concepts les plus divers, parfois les plus contradictoires, ou il n'est plus possible de distinguer aisément la réalité du rêve, l'histoire de la fiction, les faits de la pure idéologie.
Chacun se fait de la question une idée qui est rarement celle de son voisin. Pour certains, les Celtes appartiennent à une thématique imaginaire à la mode et n'ont pas plus de réalité que les fictions qu'elle fait naître. Pour d'autres, ils sont un peuple antique authentique mais dont la nature demeure impossible à préciser. Pour beaucoup, ces hommes du passé appartiennent à leurs rêves ; mais chacun rêve à sa manière. Autant dire que le consensus paraît impossible, les interlocuteurs ne discutent ni des mêmes êtres ni des mêmes temps. T.R.R. Tolkien, pourtant lui-même grand utilisateur de l'imaginaire celtique, avait raison d'écrire : «Les Celtes [...] sont un sac magique, dans lequel on peut mettre ce que l'on veut et d'où peut sortir à peu près n'importe quoi.»
On aurait tort de croire récente cette confusion. Elle s'est installée durablement dès la Renaissance. À ce moment, les Allemands commencèrent à revendiquer leur ascendance celtique, tandis qu'en France on découvrait seulement les Gaulois et qu'on ignorait encore tout des Celtes. Par la suite, l'histoire naissante, puis la linguistique comparée et l'archéologie vinrent apporter leur contribution à un édifice qui n'avait pas de plan d'ensemble, simple amas des matériaux les plus divers, nouvelle tour de Babel, souffrant de maux identiques : ses bâtisseurs ne parlaient pas et ne parlent toujours pas la même langue. Cependant ce serait une illusion de croire que les idées fausses se sont seulement répandues à ce moment, un millénaire après les derniers témoignages antiques sur les Celtes. Au début de notre ère déjà, quand les Romains colonisaient la Gaule, les auteurs latins ne connaissaient que les Gaulois, ceux de l'Italie du Nord et ceux delà France, tandis que leurs homologues de langue grecque voyaient des Celtes un peu partout, les confondant avec les lbères, les Igures et les Germains. Les premiers ne faisaient pas seulement preuve en ce domaine de leur habituel mépris pour leurs voisins, le récit de la conquête de la Gaule par César les avait également convaincus, une fois pour toutes, de la seule existence des Gaulois. Les seconds, peut-être parce qu'ils étaient plus éloignés de l'extrémité occidentale du continent, reproduisaient scolairement une classification des peuples de la terre, établie quatre siècles plus tôt par leurs premiers géographes, et s'y tenaient, n'éprouvant guère plus d'intérêt pour la géographie humaine de cette partie du monde. Longue histoire par conséquent - plus de deux fois millénaire - dont nous sommes les héritiers inconscients.
Ces constats pourraient nous amener à penser que pour découvrir la vraie nature des Celtes il vaut mieux s'adresser aux Celtes eux-mêmes. Réaction simple voire simpliste, qui se heurte à des problèmes de taille. Les Celtes de l'Antiquité ne nous ont légué presque aucun écrit. La tradition qui aurait pu conserver leur opinion sur cette question est hautement suspecte. Enfin la conception que ces Celtes antiques se faisaient de leur propre identité était elle-même déjà pétrie d'une idéologie ethnique et culturelle, c'est ce que suggèrent plusieurs passages de La Guerre des Gaules de César, non seulement ses généralités ethnographiques, tirées de l'oeuvre de Poseidonios d'Apamée, mais plus encore le récit des différends entre les peuples gaulois. S'il y a invention - et c'est le sujet de cet ouvrage - elle ne date pas d'aujourd'hui, ni même d'hier; il semble qu'elle existe depuis qu'on a parlé de Celtes. Plus paradoxalement encore, elle paraît bien ne pas avoir été seulement le fait des autres, des peuples voisins, mais aussi des Celtes eux-mêmes qui se sont forgé leur propre image et, ce taisant, ont influencé toutes les représentations futures.

Présentation de l'éditeur

Durant deux millénaires, les Celtes ont été oubliés mais, depuis quelques décennies, ils occupent le devant de la scène historique, effaçant du même coup Gaulois et Germains. Qui étaient-ils en réalité ? Et ont-ils même existé ?
Pour répondre à ces questions, l auteur se livre à une vaste enquête, l obligeant à remonter aux sources écrites les plus anciennes. Il apparaît ainsi que, depuis leur rencontre avec les voyageurs grecs, les Celtes n ont cessé d être l objet des mythes les plus divers, des plus poétiques aux plus idéologiques voire raciaux. Parce qu ils ont toujours paru indéfinissables, généalogie, histoire, linguistique, archéologie et comparatisme se sont emparé d eux comme des exemples ou des modèles malléables à merci . Chacun peut s imaginer ces hommes à sa manière et les utiliser dans des théories qui souvent ont peu à voir avec l histoire objective.
Il est temps aujourd hui de rendre les Celtes à leur réalité et, dans les récits qui ont été donnés de leur histoire, de faire la part de l invention.


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Détails sur le produit

  • Broché: 284 pages
  • Editeur : BELIN LITTERATURE ET REVUES (21 septembre 2014)
  • Collection : Histoire
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2701177197
  • ISBN-13: 978-2701177199
  • Dimensions du produit: 20,5 x 2,9 x 14 cm
  • Moyenne des commentaires client : 2.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (1 commentaire client)
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15 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile  Par B. Thierry sur 21 octobre 2014
Cet ouvrage a le mérite de faire table rase de tout ce qui est fantasme dans la celtomanie, certes. De ce point de vue, il est bien documenté.
Mais l'auteur se contredit ( par exemple quand il s'appuie lui-même sur la notion fantôme qu'il prétend démolir). Il fait des erreurs (par exemple, quand il prétend qu'il n'y a dans les textes antiques aucune description des Celtes, même si celles qui existent sont sujettes à caution). Surtout, sa remise en cause des études linguistiques n'est étayée par rien et se limite à une condamnation sans appel et sans argument (ces linguistes seraient des charlatans), alors que lui-même se permet des extrapolation infondées (il affirme une parenté entre les ethnonymes "gaulois" et "galates" sans se justifier). Plus grave encore, il se permet des extrapolations plus que douteuses (la langue gauloise serait fortement influencée par le grec), élimine l'ethnonyme des Celtes par rapport aux Galates sans démonstration.
Bref, Brunaux poursuit, au nom d'une cause juste (la dénonciation de la dérive nazie des études celtiques) sa vision personnelle d'une Europe gréco-romanisée un point c'est tout, en utilisant les seuls textes gréco-romains d'une façon fort libre, ne s'appuyant que sur sa propre autorité.
Ce livre est un éclairage intéressant, écrit par un spécialiste incontestable du monde gaulois, mais il se contente de démolir en s'appuyant trop souvent sur la seule foi d'affirmations assénées et discutables (sauf quand il est dans le démontage minutieux de la dérive raciste).
A ce stade, le directeur de recherche au CNRS qu'il est engage dangereusement, je crois, sa crédibilité de scientifique, et c'est dommage.
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