... un bon cru quand même. A la différence des autres Wallander, l'action située à Riga et non à Ystad donne au roman plus d'exotisme et d'action à rebondissement mais moins de force et de saveur. A tendre vers le roman d'aventure/espionnage, on perd (un peu) de ce qui fait la magie des Mankell : la peinture du quotidien d'un homme seul, parfois confronté à l'extraordinaire mais, au fond, terriblement ordinaire et si semblable à tous. Il y a bien une dimension psychologique dans cet opus là, mais elle se dilue quelque peu dans les méandres de l'intrigue.
Il vaut vraiment mieux commencer par "Les Morts de la Saint-Jean" ou même, sans souci de chronologie, par "La cinquième Femme".
Cela dit : Mankell est un très grand !