Tout d'abord, ça n'est pas une histoire. C'est plutôt un enlisement. On pourrait rapprocher ce texte de la chronique, au pire. Une chronique des années 60, de la société de consommation, un témoignage, sans doute, mais surtout, une étude sociologique (et peut-être sémiologique). Les choses, c'est d'abord les objets, ceux qui entourent le couple de Jérome et Sylvie. Ensuite, c'est une vague préoccupations de la vie, les choses ne sont pas facile ! Enfin, les choses laissent voir le vide qu'il y a autour d'elles. Les choses c'est une tentative manquée de la vie : ce couple aspire à la richesse (sans pour autant vouloir s'embourgeoiser), il aspire aux grands voyages et à la réussite sociale. Mais, qui a le pouvoir dans cette société de consommateurs. Le consommé, qui est-il vraiment ? L'idée de consommateur n'est pas un concept, alors pourquoi ce couple n'arrive pas à vivre comme il le désire... Ils ont leur idée du bonheur, et ici commence la fin de toutes choses. Les choses est un "roman" où l'histoire immobile, ou presque, s'est chosifiée, seul reste un décor pleins d'objets, c'est le personnage principal de l'histoire. Ce qui évolue en réalité dans les choses ce n'est pas l'histoire, ni les personnages, c'est ce personnage omniprésent qui à défaut de pouvoir parler s'impose de lui-même, sous la plume ironique de l'auteur.