Un dirigeable est en route vers Armilia. A son bord, le tout jeune Ferdinand, chargé de transmettre un message ultra-confidentiel qui permettra de redonner vie à la cité du pôle Nord, dont le mécanisme a été paralysé par les glaces. Très vite, il se liera d'amitié avec une passagère clandestine, la petite Hella, qui représentera un soutien non négligeable au cours d'un trajet s'annonçant périlleux.
De par son format, ce quatrième tome représente une rupture dans la série. En effet, il s'agit davantage d'une histoire illustrée par des planches spectaculaires à pleine page, le format « cases » ne représentant que huit pages sur soixante. A priori s'il ne semble exister aucun lien logique entre les deux récits, la clé est livrée dans la seconde partie. Cet épisode est comme une sorte de circuit touristique reliant une partie des Cités obscures servant de cadre aux différents tomes de la série, telle une parenthèse en forme d'invitation au voyage. On retrouve plus que jamais l'inspiration vernienne et les vues plongeantes de certaines villes sont impressionnantes, on a parfois l'impression d'être à bord du dirigeable'
(...) Le scénario aurait toutefois gagné à être plus étoffé, et même si c'est un parti pris, j'avoue avoir été déconcerté par l'importance donnée au texte par rapport au dessin. M'en tenant strictement au récit, j'avoue être resté sur ma faim.