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Rien moins qu'un beau voyage, à la manière d'Ulysse qui aurait navigué jusqu'aux rives des îles du Pacifique. Les Cubains est d'abord un beau livre d'images, de photographies en couleurs étendues sur de pleines pages. Une rue qui s'échappe vers la mer dans une lumière crépusculaire, partagée entre les bleus et les verts, une jeune mariée, lascive, reposée sur un parterre de fleurs, une séduisante Cubaine saisie dans la foule d'une fresque murale, une autre, non moins ravissante, en bikini, le drapeau cubain à la main, une vieille dame sobrement assise à une table sur laquelle repose le portrait du Che, une chambre à coucher dans laquelle est encastré un petit autel, des "salles" de musculation en plein air où viennent s'entraîner les éphèbes du coin, des intérieurs aux tons ocres et roses, dans lesquels figurent toujours l'image de Fidel Castro... Et cependant que Robert van der Hilst, grand reporter photographe, déchiffre les hiéroglyphes de l'âme cubaine, Zoé Valdés accompagne les clichés de désirs imaginaires de cette âme, qui "danse quand elle pleure, et rêve en même temps". Des textes simples côtoyant des images grand format, c'est toute la richesse de cet ouvrage, à l'image d'une île. --Céline Darner
Un mot de l'éditeur
On ne présente plus lécrivain cubaine Zoé Valdés. Sinspirant des photos de son ami le photographe Robert van der Hilst, elle brosse une série de portraits colorés, baroques ou insolites, de ses compatriotes, donnant libre cours à sa verve et à son talent. Le regard que pose Robert van der Hilst sur les Cubains dévoile les mille et une facettes de leur identité.
L'auteur vu par l'éditeur
Zoé Valdés (née à La Havane en 1959) vit en exil en France depuis 1995. Romancière et poète, elle est l'auteur de La douleur du dollar, Le Néant quotidien, Café Nostalgia, Cher premier amour (Actes Sud) et Le pied de mon père (Gallimard). Passionnée d'image, elle fut directrice adjointe de la revue Cirre Cubano à Cuba, puis membre du jury du Festival de Cannes. Deux des nouvelles de son dernier recueil Trafiquants de beauté (Actes Sud, 2001) évoquent la fascination de l'univers photographique. L'oeuvre de Zoé Valdés est aujourd'hui traduite en une vingtaine de langues.
Robert van der Hilst (Amsterdam, 1940), voyage à travers l'Europe et le Moyen-Orient au début des années soixante, s'installe en France en tant que photographe, puis réside aux États-Unis et au Canada entre 1966 et 1978. Il entreprend de fréquents voyages à travers l'Amérique latine puis rentre à Paris (où il vit depuis 1979) et publie ses reportages dans de grands magazines français, allemands, américains et hollandais. Le Ministère Néerlandais de la Culture lui octroie en 1987 une bourse lui permettant de partir une année entière à Cuba, où il continuera à effectuer par la suite de nombreux reportages.