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Les Déferlantes : Grand Prix des Lectrices de ELLE 2009 Poche – 29 mai 2010

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Descriptions du produit

Extrait

La première fois que j'ai vu Lambert, c'était le jour de la grande tempête. Le ciel était noir, très bas, ça cognait déjà fort au large.
Il était arrivé un peu après moi et il s'était assis en terrasse, une table en plein vent. Avec le soleil en face, il grimaçait, on aurait dit qu'il pleurait.
Je l'ai regardé, pas parce qu'il avait choisi la plus mauvaise table, ni pour cette grimace sur le visage. Je l'ai regardé parce qu'il fumait comme toi, les yeux dans le vague, en frottant son pouce sur ses lèvres. Des lèvres sèches, peut-être plus sèches que les tiennes.
J'ai pensé qu'il était journaliste, une tempête d'équinoxe, ça pouvait faire quelques bonnes photos. Derrière la digue, le vent creusait les vagues, boutait les courants, ceux du Raz Blanchard, des fleuves noirs venus de très loin, des mers plus au nord ou des tréfonds de l'Atlantique.
Morgane est sortie de l'auberge. Elle a vu Lambert.
- Vous n'êtes pas d'ici, elle a dit en lui demandant ce qu'il voulait.
Elle avait le ton maussade des jours où elle devait servir des clients quand le temps était mauvais.
- Vous êtes là pour la tempête ? Il a fait non avec la tête.
- Alors c'est pour Prévert ? Tout le monde vient là pour Prévert...
- Je cherche un lit pour la nuit, il a fini par dire. Elle a haussé les épaules.
- On fait pas hôtel.
- Je peux trouver ça où ?
- Il y en a un au village, en face de l'église... ou alors à la Rogue. À l'intérieur des terres. Mon patron a une amie, une Irlandaise, elle tient une pension... Vous voulez son numéro ?
Il a hoché la tête.
- Et manger, c'est possible ?
- C'est trois heures...
- Et alors !
- À trois heures, c'est jambon-beurre.
Elle a montré le ciel, la barre de nuages qui avançait. Le soleil filtrait un peu par en dessous. Dix minutes encore et il ferait nuit.
- Ça va être le déluge ! elle a dit.
- Le déluge n'empêche rien. Six huîtres avec un verre de vin ?
Morgane a souri. Lambert était plutôt beau gosse. Elle a eu envie de lui tenir tête.
- En terrasse, on sert seulement les boissons.
Je buvais un café noir à deux tables derrière lui. Il n'y avait pas d'autres clients. Même à l'intérieur, c'était vide.
Des petites plantes au feuillage gris prenaient racine dans les fissures des pierres. Avec le vent, elles semblaient ramper.
Morgane a soupiré.
- Faut que je demande au patron.
Elle s'est arrêtée à ma table, ses ongles rouges pianotant sur le rebord de bois.
- Ils viennent tous pour Prévert... On viendrait là pour quoi hein ?
Elle a jeté un coup d'oeil par-dessus son épaule et elle a disparu à l'intérieur. J'ai cru qu'elle ne reviendrait pas mais elle est ressortie un moment après avec un verre de vin, du pain dans une soucoupe et les huîtres sur un tas d'algues, elle a tout posé devant lui.
Le numéro de l'Irlandaise aussi.
- Le patron a dit, D'accord pour les huîtres mais dehors, c'est sans nappe... et il faut faire vite parce que ça va tomber.
J'ai commandé un deuxième café.
Il a bu le vin. Il tenait mal son verre mais c'était un mâcheur d'huîtres.
Morgane a empilé les chaises, elle les a toutes poussées contre le mur et elle les a entravées avec une chaîne. Elle m'a fait des signes. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Revue de presse

Une intrigue qui commence là où se termine la terre : des personnages écorchés vifs, une nature omniprésente et hostile. Claudie Gallay confirme son talent avec ce nouveau roman...
La première idée romanesque lui est venue d'un poème de Prévert, une histoire de gardien de phare qui aimait tellement les oiseaux qu'il était prêt à éteindre le fanal, certaines nuits, pour qu'ils ne s'écrasent plus contre sa lumière aveuglante. Elle avait choisi le lieu, le coeur d'une intrigue, il lui manquait la voix. C'est celle d'une femme, fumeuse et rauque, tenancière de bistrot, qui allait lui offrir la bonne musique...
Pour Les déferlantes, la romancière s'est rendue sur place à toutes les vacances scolaires, installée dans une chambre avec vue sur le phare. «J'écrivais au rythme des marées», précise-t-elle. Et c'est Jacques Prévert qui devient cette fois son ombre tutélaire, lui qui aimait ce coin sauvage pour y rêver. (Christine Ferniot - Lire, avril 2008)

Bien qu'il soit gros, donc un peu encombrant, c'est le roman qu'il faut emporter en vacances - ou acheter sur place si l'on reste en France -, car on ne peut que le lire d'une traite, suivre avec passion la narratrice dans un petit village côtier du Cotentin, à la pointe de la Hague, riche de mystères. Même si l'on n'a généralement pas le goût des romans touffus, à multiples personnages et rebondissements, on est conquis par Les Déferlantes, de Claudie Gallay. Elle qui vit loin au sud de la Hague, dans le Vaucluse, donne avec ce cinquième livre, à 47 ans, un texte de maturité et de parfaite maîtrise du récit. Si l'on a déjà lu Claudie Gallay, on connaît les subtilités de sa narration, sa manière de faire surgir les souvenirs, de laisser aux sentiments leurs ambiguïtés, de révéler des secrets enfouis...
Les Déferlantes est un magnifique roman maritime, bien qu'on reste sur la côte. La mer et le vent sont ici des personnages à part entière. (Josyane Savigneau - Le Monde du 4 juillet 2008) --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

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En savoir plus sur l'auteur

Née en 1961, Claudie Gallay vit dans le Vaucluse. Elle a publié aux éditions du Rouergue L'Office des vivants (2000 ; Babel n° 944), Mon amour, ma vie (2002 et Babel n° 991, 2010), Les Années cerises (2004 et Babel n° 1053, 2011), Seule Venise (2004, prix Folies d'encre et prix du Salon d'Ambronay ; Babel n° 725), Dans l'or du temps (2006 ; Babel n° 874), Les Déferlantes (2008), prix des Lectrices de ELLE et en cours d'adaptation cinématographique. Chez Actes Sud elle a publié L'Amour est une île (2010).

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Commentaires en ligne

Meilleurs commentaires des clients

Par Pulp TOP 500 COMMENTATEURS le 20 septembre 2010
Format: Poche
Ce livre de Claudie GALLAY m'a évoqué l'excellent film de Philippe LIORET: L'équipier. Plusieurs similitudes entre ces deux oeuvres.
Ici, c'est l'histoire d'une reconstruction psychologique (celle de la narratrice), doublée d'une histoire d'amour et d'une enquête sur un secret de famille.
Malgré la météo pour le moins instable de la presqu'île (ce n'est pas l'Ouragan de Laurent GAUDÉ, mais l'action se situe quand même à l'extrémité nord-ouest du Cotentin, entre ciel, terre et mer) on ressent une certaine harmonie entre les personnages et la nature (sauvage) et entre les personnages entre eux; en tout cas le ton est apaisant.
L' intrigue est assez originale mais crédible, avec un vrai dénouement qui touche plusieurs personnages du roman. Ceux-ci sont coupés du monde et quittent rarement ce petit coin de La Manche. On est loin de toute modernité; l'action pourrait se dérouler dans les années cinquante, on ne verrait pas la différence.
Le roman est long (540 pages), le rythme lent mais les chapitres (très courts) ainsi que l'évolution de l'intrigue et des personnages rendent la lecture très plaisante.
`Les déferlantes' mérite bien 4,5 étoiles /5.
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Par Oiseau Moqueur TOP 1000 COMMENTATEURS le 4 février 2014
Format: Poche
Comme d'autres j'ai laissé tomber au tiers du livre ce qui est rare; ne pouvant me faire une opinion entière je lui donne quand même deux étoiles. C'est bourré de clichés, la terre rude et inhospitalière habitée par des êtres bougons qui cachent des secrets, on se croirait dans un téléfilm. Comme d'autres le style haché ne me convient guère. Encore un peu d'eau au moulin du mystère des prix littéraires.
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Format: Broché
J'ai tellement entendu parler de ce livre que je ne pouvais pas passer à côté. Je voulais m'en faire une idée et découvrir en même temps cette auteure.
Je dirai que c'est un bon livre de chevet mais il ne m'a pas transporté comme certains ont pu le faire.
Il se lit facilement, les personnages sont attachants. Il a eu la particularité de me faire découvrir cet endroit sauvage où les vagues déferlent, viennent cogner les fenêtres, les rochers et ce fameux phare.... Une femme, ornithologue, part dans le Cotentin, au bord de l'Océan Atlantique, pour faire en quelque sorte le deuil de son mari. Dans ce petit village, elle fera la connaissance de toutes sortes de gens, tous différents et essaiera au fil du temps, de percer un mystère jamais révélé jusqu'alors ; Où est le petit Michel censé être mort avec ses parents lors d'un naufrage en mer ? et puis, elle tombera amoureuse de Lambert qui vient lui aussi sur les traces de son passé, qui revient sur les lieux du naufrage de ses parents et de son petit frère....
L'intrigue reste intéressante, l'histoire peu commune....je le recommande à tous ceux qui veulent passer un bon moment.
2 commentaires 25 sur 29 ont trouvé cela utile. Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
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Par cathulu TOP 500 COMMENTATEURS le 9 juillet 2008
Format: Broché
La Hague. La narratrice, employée par le Centre ornithologique, est venue y compter les oiseaux et petit à petit , elle s'est fondue dans le paysage, se faisant accepter par les habitants de cette région âpre et belle à la fois.
L'arrivée de Lambert va réveiller "la meute des fantômes " et mettre à mal "Les questions, les réponses, ce complexe tricotage de mensonges et de vérités. Les choses dites en décalé, celles dites seulement en partie et celles qui ne le seront jamais. Toutes les teintes du contre-jour."
Pas de certitudes donc dans ce roman de l'entre-deux, entre ciel et mer, dans ce moment que l'on se donne "entre bientôt et maintenant", dans cet endroit où arbres et vieux et se confondent...
Claudie Gallay dans Les déferlantes nous peint le portrait de deux solitudes, de deux êtres en déséquilibres : Lambert qui veut des certitudes et la narratrice qui est taraudée par le vide,"J'ai serré les poings. Comprendre quoi ? Qu'un jour on se réveille et qu'on ne pleure plus ? Combien de nuits j'ai passées, les dents dans l'oreiller,je voulais retrouver les larmes, la douleur,je voulais continuer à geindre. Je préférais ça. j'ai eu envie de mourir, après, quand la douleur m'a envahi le corps, j'étais devenue un manque,un amas de nuits blanches, voilà ce que j'étais, un estomac qui se vomit, j'ai cru en crever, mais quand la douleur s'est estompée, j'ai connu autre chose.
Et c'était pas mieux.
C'était le vide."
ce creux au coeur des statues de Raphaël, qui depuis dix ans," cherche à sculpter le désir ".
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4 commentaires 70 sur 82 ont trouvé cela utile. Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
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Par ecce.om TOP 50 COMMENTATEURS le 9 mai 2011
Format: Poche
Livre étrange.
je n'ai cessé de ressentir de l'agacement et de la frustration tout du long.
Ce roman a un coté caricatural tant il incarne un certain style "français" rempli de petites histoires, de petits détails, de petits ennuis. Les personnages sont bien évidemment typés "à la Gavalda" et certains sont hautement artificiels : Raphaël et sa soeur, le vieil ami de Prévert...Le récit est uniquement porté par des phrases dont la plus longue doit faire 2 lignes, au point que cela tourne au procédé et au "m'as tu vu quand j'écris", sentiment renforcé par l'emploi de certaines tournures, franchement relachées. Les rappels continuels au drame vécu par la narratrice ont un côté un peu lourdauds et l'intrigue est tellement cousue (c'est le cas de le dire si on pense aux travaux d'aiguille de la vieille Nan) de fil blanc que le suspense est à peu près inexistant. C'est le type même de ce qu'on appelle le livre "de filles" (ce n'est pas une insulte amies amazonautes, c'est juste une tentative maladroite d'essayer de mettre un nom sur une certaine atmosphère).

Et pourtant... J'ai lu et terminé ce livre dans l'urgence, pris comme par un bon polar, ému par certaines situations. je ne saurais expliquer pourquoi, mais cette petite musique m'a parlé. J'ai pensé par un biais mystérieux, aux films de Sautet qui ont ce charme insidieux en dépit de toutes les ficelles apparentes.
Tentez donc le coup à votre tour (oui, oui, les hommes aussi...).
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