Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
24 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Tourments du nihilisme,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Démons, tome 1 (Poche)
Un roman très épais, mais si passionnant ! C'est le roman fresque qui m'a le plus marqué, avec La guerre et la paix de Tolstoï et La montagne magique de Thomas Mann. Les deux principaux personnages, Kirillov et Stavroguine, dont les trajectoires se croisent tout au long de cet intense récit, marquent profondément la mémoire du lecteur, et j'affirme que Dostoïevski est l'inventeur du thriller psychologique. LES DEMONS constitue la peinture du nihilisme sans issue ; l'étape suivante, dans l'oeuvre de Dostoïevski, sera Les frères Karamazov, roman qui, à travers les personnages d'Aliocha Karamazov et du starets Zosime, voudra croire à la possibilité d'une sortie du nihilisme... La traduction Markowicz est celle qu'il faut avoir : on est entraîné, rien ne bloque, la voix narrative semble captée à sa source. À aucun moment on n'a l'impression de lire une traduction. C'est exceptionnel. En outre, la division du roman en trois tomes, dans la collection Babel, rend sa manipulation particulièrement aisée et agréable.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Les démons de la Russie tsariste,
Par Nastasia Buergo (c'est fini) "découragée par ... (désormais sur www.babelio.com/monprofil.php?id_user=46049) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 50 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Démons (Poche)
Dostoïevski s'attèle à un immense canevas qu'il est difficile de définir en deux mots et dont les limites semblent elles-même assez floues. Une fois n'est pas coutume, je vais commencer par un extrait, issu de la bouche de Stepan agonisant, qui me semble révélateur avant de commenter:"Ces démons qui quittent (NB: l'auteur vient de citer le passage correspondant dans les évangiles, pour ceux que cela intéresse, il s'agit de l'épisode du démoniaque gérasénien dans les évangiles de Marc, Matthieu ou Luc) le malade pour entrer dans les pourceaux, ce sont tous ces ulcères, ces miasmes, toute cette pourriture, tous ces démons grands et petits, qui s'étaient accumulés dans notre chère et grande malade, notre Russie, depuis des siècles, des siècles. Oui, cette Russie, que j'aimais toujours. Mais une grande pensée, une volonté supérieure descendront d'en haut sur elle comme sur ce possédé, et tous ces démons, cette pourriture, cette plaie qui suppure... la quitteront... et demanderont qu'on leur permette d'entrer dans les pourceaux. Ils se peut même qu'ils y soient déjà entrés! C'est nous, nous et ces autres: Petroucha... et les autres avec lui et moi, peut-être, à leur tête... et nous nous jetterons tous, possédés et insensés, dans la mer et nous seront noyés, et ce sera bien fait, car nous ne sommes bons qu'à cela. Mais la malade guérira et s'assiéra aux pieds de Jésus..." On comprend bien je pense le message que cherche à faire passer Dostoïevski. En ces années 1870, la Russie connaît des troubles, l'ancien ordre établi vacille (notamment depuis l'abolition du servage en 1861), la religion vit une crise et les ferments de la révolte "à la française" commencent à voir le jour. Des opportunistes de tous poils cherchent à souffler sur les étincelles à coups d'idéologies (socialiste, nihiliste, autres) pour mettre le feu à la Russie et se saisir du pouvoir quitte à s'adonner au bain de sang. L'aristocratie déchue et proche de la ruine (suite au partage des terres) n'y est pas étrangère. C'est donc ce faisceau de craintes et de menaces que l'auteur essaie de dépeindre dans cet étrange ouvrage, mi politique, mi social, mi romantique, mi mystique (les amateurs de Pagnol noteront que comme César, moi aussi j'ai 4 tiers dans mon cocktail). L'auteur bâtit un scénario à échafaudage animé d'une myriade de personnages (les noms russes avec double prénom, à la longue, finissent par tous se ressembler, je vous conseille de mettre un repère à la page de présentation des personnages, ça vous sera utile jusqu'au bout) dont les principaux semblent être Nikolaï Vsévolodovitch Stavroguine et Petr Stépanovitch Verkhovensky. Le premier symbolisant l'aristocratie décadente, le second, les classes supérieures arrivistes semant le trouble, l'ensemble constituant les démons dont le Russie possédée devra se débarrasser pour recouvrer sa sérénité séculaire. En somme, une lecture un peu alambiquée, mais pas désagréable, on ne sait pas trop où l'auteur nous emmène, mais il nous emmène. Un séjour en apnée dans la demi-folie ambiante de presque tous ses personnages. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
10 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Les démons / Les possédés,
Par Mr. HUBERT Cyrille "Cyrille Hubert, Informati... (Normandie, France) - Voir tous mes commentaires (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Démons (Poche)
Attention, c'est le même opus selon l'éditeur. Il est appelé "Les démons" chez folio et "Les possédés" en livre de poche !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
Commentaires client les plus récents |
|
|
|