Le personnage Angot est apparu sur les écrans il y a quelques années avant de disparaitre. Je me souviens d'une femme plutôt jolie, aux cheveux courts,la sensibilité surjouée à fleur de peau... mais à la santé mentale inquiétante. J'avais envie de lire un de ses romans pour voir si cette soudaine et brève célébrité avait un fondement autre que ses esclandres de "bonne cliente" chez Ardisson.
Ce roman raconte la mort lente d'un couple de bobos parisiens. Il est cinéaste, elle voudrait l'être. On côtoie les zartistes germanopratins, on va dans les dîners en ville, on fraternise au Café de Flore. Elle relève de la psychiatrie lourde, on sent le côté autobiographique. Lui fait plutôt pitié, le type qui essaie de s'en sortir, de faire vivre sa petite famille.
Tout cela est nombriliste, on a envie d'ouvrir les fenêtres, de rappeler que le monde ne s'arrête pas Boulevard Montparnasse. Mais dans le genre des nombreux romans où on raconte ses dîners en ville, celui là ne démérite pas plus que les autres; on y sent une sincérité, une vraie douleur.
Ce n'est pas si mal