Ce n'est pas que le point de vue des femmes du monde arthurien qui est présent dans cette belle fiction, mais aussi une exploration des racines celtiques de la légende, bien réelles, quoi que difficiles à déterminer; que savons nous de ces anciennes croyances qui avaient cours dans ces pays avant que Rome, puis le christiannisme, ne s'y installent? Très peu de choses en vrai! Mais on en conserve le souvenir, même inconscient, dans notre culture amoureuse de la magie des fées.
Bien ficelée, la trame du récit est exceptionnellement cohérente et fluide. Un regret: les mièvreries que laissent présager le titre sont bien présentes; pas tant dans la déscription des sentiments amoureux, mais plutôt dans les scènes de rituels mystiques où la sexualité, parfois présente, passe pour un acte quasi magique, dénué de sensualité. Ces scènes sont passablement longues et d'un ennui ésotérique certain! Elles sont finalement plus proches d'une grotesque mascarade d'illuminés que d'autre chose!
Cependant, ce point ne suffit pas à obscurcir les indéniables qualités narratives des "Dames du Lac". L'auteur a créé des personnages d'une envergure exceptionnelle, à la hauteur de ce que doivent évoquer les héros des temps anciens.