"Les diables de Guadalcanal" ("Flying Leathernecks") est un film de guerre américain réalisé en 1951 par Nicholas Ray, qui sera bien inspiré dans le western
Johnny Guitar trois années plus tard.
Bataille de Gualdalcanal : été 1942. Cette île sera longtemps disputée entre les US Marines et les Japonais. L'aérodrome militaire était sous le feu de l'ennemi. Les conditions de combat pour les pilotes de chasse étaient éprouvantes. Nous connaissons cet épisode de la guerre via la série "Les têtes brûlées" dans laquelle s'illustra Papy Boyington (Robert Conrad).
Synopsis : "Fêtant la promotion de leur nouveau commandant, les officiers de l'escadrille basée à Guadalcanal se trompent en s'apercevant que ce dernier reste commandant en second (Robert Ryan) et que le promu est un dur à cuire (John Wayne). La reprise en main des pilotes se fait dans la douleur, la rigueur. Les innovations au combat (appui des forces terrestres) en rase mottes, font prendre de nouveaux dangers à l'escadrille. La discipline de combat est essentielle. La promouvoir ne se fait pas sans peine."
Dans les relations managériales, ce film n'est pas sans rappeler l'excellent
Un homme de fer avec Gregory Peck. Les plans extraits de reportages s'intègrent bien dans le film - cependant avec moins de bonheur que dans
La Bataille de Midway (avec Charlton Heston). Le spectateur ressent l'éloge tressé à l'armée américaine dans ce film "patriotique" qui parfois frôle avec le style "sergent recruteur", en idéalisant les rôles, et en ennoblissant trop schématiquement la misère humaine.