Voilà un vieux film noir et blanc de 1942 de Ray Enright avec un John Wayne de 35 ans, jeune, beau et sans la moindre bedaine. Un John Wayne suffisamment peu connu à l'époque pour que le générique le place en troisième position derrière Marlène Dietrich et Randolph Scott, mais la jaquette du dvd a rectifié ce "tir" surprenant et John Wayne se retrouve numéro un, bien sûr ! Un bon film d'action parfaitement restauré, avec une lumière très belle et malheureusement peu d'extérieurs sur un pays du grand nord (l'Alaska). Dans cette petite ville du Nord, joliment reconstituée, on y trouve de l'or, des chercheurs d'or mais aussi des individus sans scrupules capables de spolier, au nom de la loi, et de la loi des plus malhonnêtes, les propriétaires des mines d'or acquises par leur labeur. Aux "écumeurs" titre français qui ne veut rien dire, je préfère le titre anglais "the spoilers". Il suffisait d'un déclaration sous serment pour qu'un juge enregistre les biens faussement acquis, et alors les fusils se mettaient à parler...plus que les hommes de loi.
Dans cette histoire de bons et de méchants, il y a une femme splendide : Cherry Malotte (Marlene Dietrich) qui est propriétaire du saloon, amoureuse de Ray Glennister (John Wayne) et courtisée par le truand. Splendide dans son rôle de femme fatale pour attraper le vilain spoliateur, splendide dans ses jolis costumes 1900 à froufrou et plumes, splendide dans son émotion de femme quand elle fait le geste qui la sépare de celui qu'elle aime, splendide avec ses larmes aux bords des yeux et qu'elle ne peut retenir, Marlène Dietrich une splendeur d'actrice (dommage que ses lèvres soient maquillées de façon un peu outrancière par moment).
Donc John Wayne, le jeune premier à qui on attribue déjà un rôle un peu macho, et qui exhibe une prestance tellement convaincante qu'il s'attire l'amour des deux seules femmes du film. John Wayne qui nous offre dix bonnes minutes de combat avec ses poings contre le vilain, aussi grand que lui (Randolf Scott). Histoire qui finit comme on s'y attend mais avec de continuels rebondissements de situations tout au long des 87 minutes du film. Film d'action avec attaque de la mine, d'une prison, échauffourées diverses. Film quelque peu sentimental aussi "il ne peut y avoir que celui-la" dit la belle "Cherry" qui porte bien son prénom.
A propos de prénom, j'ai découvert avec une satisfaction amusée que John Wayne, notre Duke, avait un prénom de fille dans la réalité Marion...
Un très bon vieux film, spécialement apprécié par ceux de 1942 (et d'un peu après ou avant...)
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