Suite de "L'échelle de Darwin" qu'il faut avoir lue pour en saisir le second opus. L'opposition entre ces jeunes mutants (empathes, sociables, émotions sur leurs joues, odeurs) qui grandissent atteint une connotation dramatique au point qu'ils en sont persécutés par une humanité particulièrement effrayée par leur présence. Regroupés dans des écoles-prisons et atteints par un redoutable virus meutrier, ils ne doivent leur survie pour certains d'entre eux à l'acharnement de leurs quelques défenseurs.
Comme son prédécesseur, ce roman se présente un peu comme un pavé mais qu'il faut lire avec patience, sans être ennuyeux pour autant. Il étale hélàs un vocabulaire et une logique très scientifiques difficilement accessibles pour les non-initiés en génétique et en anthropologie.
Par contre, la grosse différence entre les deux livres tient en la sensibilité que soulèvent ces jeunes mutants, leur (sur)vie sociale, leurs personnalités. L'on s'attache à la trame du roman parce qu'on s'attache avant tout à ses personnages autant qu'à son intrigue. En celà, la dynamique du premier roman s'efface au profit d'une psychologie plus émotive mais qui ne sombre pas dans l'eau de rose.
Greg Bear confirme son empreinte "hard science fiction", mais un effort d'adaptation aurait été le bienvenu.
A lire si vous accrochez.