1er contact avec Capdevielle : éclat de rire monumental. C'est peu dire qu'il a l'air ridicule à se tortiller autour du micro, à l'empoigner comme même le plus ringard des hard rockeurs ne le faisait déjà plus, bref à surjouer. Et sa voix ! ce bêlement pour un accent à la "parigot-rock-je gerbe". allez, ouste, aux oubliettes !
Hélas, mon oreille traîne un peu trop longtemps sur "Quand t'es dans le désert" qui passe en boucle sur les radios. Et là, d'un coup, je me dis que les paroles ont peut être un sens. "la musique d'un piètre accordéoniste", bon sang : Giscard. ..."de l'autre côté voilà Caïn toujours aussi lunatique"... Mitterrand ? "cimetière de veilles pelles mécaniques" : l'action dégueulasse des communistes délogeant des familles en banlieue parisienne ? Les "Enfants..." sur des musiques assez rustiques, mais accrocheuses et directes, regorge d'images que les aficionados cherchent encore à s'approprier, pleurant de joie à chaque nouvelle découverte (bon sang : "3 boules font claquer le velours", mais c'est du billard!) Mais qui sait vraiment ce que JPC voulait dire ? N'inventait-il pas des "mots que tu ne comprenais pas, c'était fait pour ça" - in "vue sur cour" ?
Au final, peu importe. J'ai pour ma part, été emporté par la vague de ce premier disque, puis par celle du 2ème (d'une orchestration plus "cossue") avec un "Barcelone" inoubliable et j'ai sorti à peine la tête de l'eau pour "Le long de la jetée" où Pablo venait guetter l'esplanade...La suite sera bien sûr plus chaotique, mais je suis resté fidèle.
Si on m'avait dit ça : c'est peu dire qu'il avait l'air ridicule...
Un mot sur la pochette. Interrogé sur son aspect un peu...euh, beurk, JPC a répondu qu'en fait, il s'agissait de son portrait peint par un ami et que c'était l'impression des couleurs par la maison de disques qui l'avait rendu...euh, beurk. Tu as raison JPC, les amis, c'est suffisamment rare, pour les défendre.