1964, René Clément réalise ce film policier, dans une ambiance proche de celle d'un drame psychologique...Un film Noir et Blanc superbe.
Les félins, il y a entre autres "animaux" féroces : deux chats qui griffent, inoffensifs, des boules de poils que l'on a envie de caresser, qui sont probablement ici uniquement symboliques ...hommes et femmes se guettent, se mesurent, se piègent, se tuent, s'aiment, se détestent, se jalousent, se vengent...des bêtes féroces, des fauves...ce sont les femmes les plus cruelles.
Marc, (Alain Delon) poursuivi par des gangsters, se réfugie chez des religieux qui recueillent des vagabonds. Deux femmes mystérieuses vont s'intéresser à lui...Barbara (Lola Albright) et Mélinda (Jane Fonda)...des femmes splendides qui toutes deux cherchent à séduire Marc.
Barbara, mystérieuse, aguicheuse, la riche propriétaire d'une coquette villa de la Côte. La riche qui emploie Marco comme chauffeur, comme larbin...
Mélinda, la "cousine-bonne", décidée à conquérir le nouveau venu, jalouse de l'attention portée à la belle maitresse de maison...Mélinda connaissant les secrets de la maison...Marc flirtant avec, pour la faire parler, ne faisant qu'accroitre chez Mélinda, la jalousie et l'envie de prendre la place de l'élue...
Lola Albright, sensuelle, et Jane Fonda poupine sont au final des femmes fatales...Mais il n'y a pas de fatalité... Marc, tout en étant sur ses gardes, sera "piégé" et pris dans un même filet que celui qui avait été tendu pour un homme (que l'on verra peu)...Un homme qu'au départ Barbara voulait sauver...
Il est assez remarquable de voir Jane Fonda toute jeune, un corps si féminin et le sourire, les yeux, les attitudes si connus de son père que l'on imagine en la regardant....
Alain Delon, tout jeune aussi dans sa période "séducteur ténébreux" à qui personne ne résiste.
La musique , très métallique et forte imprègne le film d'une ambiance angoissante.