Présentation de l'éditeur
Tempête domestique chez Chrysale, grand bourgeois débonnaire au bon sens légendaire, dont la femme mène son monde à la baguette : celle-ci, enragée de philosophie, de sciences et de poésie, est en train de ruiner sa famille pour prendre des cours de " savanterie " sous l'emprise d'un rimailleur cynique et profiteur. Elle fait également le malheur de sa fille cadette qu'elle a promise au pédant qui lui sert de professeur et mentor. Dès lors, la situation s'envenime, des rivalités éclatent et les masques ne vont plus tarder à tomber. Trois cent cinquante ans plus tard, on se demande encore si Molière ridiculise les " féministes " de son temps et leur droit à l'instruction ou si, pour notre jubilation, il assassine le pédantisme, l'imposture, l'hypocrisie et le snobisme, ce fléau qui dévore l'être humain.
--Ce texte fait référence à l'édition
Poche
.
Quatrième de couverture
Lorsque Molière fait jouer Les Femmes savantes en 1672, un an avant sa mort, il ne moque ni les femmes ni le savoir, mais cette ostentation des connaissances qui contrevient à ce qu'on nomme alors l'honnêteté. Son sujet comme son écriture, en cinq actes et en vers, en font l'une des plus achevées de nos comédies. La pièce pourtant ne correspond plus à l'air du temps. L'heure est aux grands spectacles ; Lully vient d'obtenir du roi un monopole sur le théâtre accompagné de musique, et Molière semble venir trop tard : Les Femmes savantes ne rencontrent donc qu'un premier succès limité, mais s'imposent dès la fin du siècle, et cette fois pour toujours, par le brio de la satire, le mordant de la raillerie, et les ressources d'un comique que rien n'a pu vieillir.
--Ce texte fait référence à l'édition
Poche
.


