Les contes sont des rêves partagés. Eclairés par le conteur qui les renouvelle et les rend vivants, vibrants de tous les sens retrouvés, les contes viennent habiter la mémoire de ceux qui lécoutent. De là, plus tard, ils remontent, et même parfois, ils insistent étrangement. Ainsi, la vision dun cheval ailé vient soudain nous distraire de lordinateur, le chant dune belle ondine surgit du sifflement du métro, on rit tout seul du rire de lhippopotame que tel conteur avait si bien fait, lautre jour... Bref, loreille garde la mémoire, comme une musique qui reste, cest loralité... Lil garde limage quil a lui même créée en écoutant, cest le cinéma dans la tête. Le cur garde lémotion, les symboles hors du temps, quil comprend simplement. Cest la richesse de lhumanité, la profondeur de loralité. Catherine Zarcate
J'ai un très ancien enregistrement de ce conte qui présente des qualités auditives déplorables. J'ai été content de constater que la version actuelle a été remastérisée et offre une écoute parfaite d'une histoire qui le méritait bien. Très bon !