Quand Philippe Sollers dit que François Villon est bon; alors tu dois entendre qu'il est bon. Même quand il ne le dit pas, il le sous-entend, car Villon inspire Sollers :
"Je, Philippe Sollers, écrivain,
Bien réveillé, lucide en bite,
Calme, allongé, la plume en main..."
Pour l'assassiner ensuite, en décrivant qu'il emploie le mauvais goût pour fustiger celui du poète Villon.
Quand Philippe Sollers se grandit en montant sur l'escabeau Molière, c'est encore pour mieux le ridiculiser.
"Molière est une vieille machine de théâtre (...)
Mon épitaphe pour Molière :
Il couche avec la mère, il épouse la fille (...)"
Quand Sollers évoque ces fantasmes corporels, dignes d'un sous-film raté de l'érotisme, c'est pour mieux vilipender les couples légendaires, frappés d'un romantisme éculé; ainsi Rodin et Camille Claudel :
"L'ombre de Camille Claudel, aux Enfers : Rose de merde ! Salope ! Chienne ! Ordure !"
Une explication sur la dégénérescence cérébrale du salarié du "Monde des Livres" encensé par "Le Monde des Livres" (Savigneau) à chaque publication de sa Suffisance, écrit dans un mauvais français, avec des erreurs de syntaxe :
"Saul (Sollers grimé par Sollers) m'a montré avec des précautions de modestie tordues, pleines de suffisance. Si j'ai bien compris, il est dans la tradition désespoir métaphysique, horizon bouché, occupation des organes, sol qui se dérobe, épluchures, déchets. (...) La télévision crie, les enfants crient, sa femme crie. Il aboie. Puis va vomir dans le lavabo."
L'ex-maoïste embourgeoisé ennuie profondément les lecteurs qu'il voue aux gémonies. Par ici le fric. Exit l'imposteur !