Il y a deux types de "Lapinot" : ceux qui racontent une même histoire avec les mêmes personnages ("slaloms", "pichenettes", "amour et intérim", "pour de vrai", "la couleur de l'Enfer" et "la vie comme elle vient") et ceux qui se situent à une autre époque, qui sont totalement indépendants de tout le reste et qui imitent/parodient un genre ("Blacktown", "Walter", "vacances de printemps", "l'accélérateur atomique" plus des ½uvres plus anciennes, "Mildiou", etc.) Le genre de "l'accélérateur atomique" se résume en un mot : Spirou.
Lapinot tente de poursuivre des méchants qui viennent de cambrioler une bijouterie. Mais il doit renoncer quand sa voiture est soudain réduite à l'état d'épave. Suivent des poursuites héliportées, des effractions ½nologiques, des disparitions mystérieuses et des arrestations à répétition. Sans compter que Paf le chien. Une aventure rondement menée qui reprend certains poncifs et en modifie d'autres. Malheureusement, au lieu de parodier Trondheim tend à répéter certains travers du genre et certains des siens. Le coup du méchant qui est gentil qui est méchant est certes un coup de couteau à beurre contre l'image d'Épinal mais après "Walter" et "amour et intérim" je pensais qu'on avait fait le tour des démiurges qui font le mal pour faire le bien. Si le classique combat des très gentils contre les très méchants est franchement dépassé les méchants qui en vrai sont pas vraiment méchants ne sont plus très jeunes non plus.