Sur la seconde planète de l'étoile Cavanagh - C2 -, les humains possèdent une modeste colonie où quelques familles vivent plus ou moins comme des mennonites, sous la protection d'un extraterrestre anthropomorphe et végétalien appelé Aras. Celui-ci est un gardien Wesshar dont le passé de soldat lui vaudrait sur Terre, un passage au T.P.I et un emprisonnement à vie, en quarantaine. Car non seulement ce charmant criminel de guerre a commis un génocide, mais il est aussi colonisé par la c'naatat - une sorte de maladie intelligente, très dangereuse, qui lui permet d'augmenter son capital génétique et d'être immortel ou presque. C2, habitée par les Bezeri - sortes de calamars intelligents -, est convoitée par une autre race extraterrestre, les Isenj, qu'Aras a massacrés lors du dernier conflit en date, allant jusqu'à raser complètement leur cité. Et comme ces Isenj sont bien décidés à attaquer à nouveau ; inutile de dire que la situation est tendue. Une tension qui va grimper de plusieurs crans quand un groupe d'humains (dont des marines de l'espace) menés par la surintendante Shan Frankland, débarque sur C2 et détruit de façon accidentelle le véhicule d'Aras.
Voilà pour l'histoire.
Pour ce qui est du style, on ne peut pas dire que La Cité de perle soit mal écrit dans le sens où ce roman n'est tout simplement pas écrit (problème de traduction, si plate, qu'elle perdrait le combat contre un sandwich KLM ?). A quelques rares exceptions près, l'autrice est incapable de faire une description, de mener un dialogue, ou de créer une scène d'ambiance. C2 ne ressemble guère à une planète extraterrestre, mais plutôt à un morceau du Dutch Country transformé en île. Par ailleurs, comme on pouvait si attendre, ce qu'il y a de plus réussi dans ce livre raté, c'est l'histoire (d'amour, d'amitié ?) qui se tisse peu à peu entre Aras, le criminel de guerre, et Shan, la cheftaine ambiguë...
Au final, un livre ni particulièrement nul ni particulièrement convaincant.