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Les Introuvables
 
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Les Introuvables

Richard Wagner CD
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Détails sur le produit

  • Compositeur: Richard Wagner
  • CD (26 septembre 1991)
  • Nombre de disques: 4
  • Label: EMI Classics
  • ASIN : B000002S2M
  • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 162.392 en Musique (Voir les 100 premiers en Musique)
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Disque : 1
1. Der Fliegende Hollander, Act I: Die Frist Ist Um - Hans Hermann Nissen
2. Der Fliegende Hollander, Act I: L'heure A Sonne - Arthur Endreze
3. Der Fliegende Hollander, Act II: Jo-Ho-hoe... Traft ihr das Schiff - Martha Fuchs/Friedel Beckmann
4. Der Fliegende Hollander, Act II: Jo-Ho-hoe... Traft ihr das Schiff - Elisabeth Rethberg
5. Der Fliegende Hollander, Act II: Wie aus der Ferne - Birgit Nilsson/Hans Hotter
Voir les 11 titres de ce disque
Disque : 2
1. Tannhauser, Act II: Dich, teure Halle - Maria Muller
2. Tannhauser, Act II: O Furstin! - Max Lorenz/Maria Reining
3. Tannhauser, Act II: Blick' ich umher - Herbert Janssen
4. Tannhauser, Act III: Wohl wusst' ich - Gerhard Husch
5. Tannhauser, Act III: Allmacht'ge Jungfrau - Kristen Flagstad
Voir les 14 titres de ce disque
Disque : 3
1. Tristan und Isolde, Act I: Doch nun von Tristan! - Frida Leider/Elfriede Marherr
2. Tristan und Isolde, Act II: Dein Werk? O thor'ge Magd - Anny Helm/Nanny Larsen-Todsen
3. Tristan und Isolde, Act II: Isolde! Tristan! Geliebter!/O sink hernieder - Lauritz Melchior/Frida Leider
4. Tristan und Isolde, Act II: O konig das kann ich dir nicht sagen - Lauritz Melchior
5. Tristan und Isolde, Act III: Und drauf Isolde - Lauritz Melchior
Voir les 12 titres de ce disque
Disque : 4
1. Die Walkure, Act III: Ai-je a ce point merite qu'on me blame - Marjorie Lawrence
2. Die Walkure, Act III: Adieu, superbe - Marcel Journet
3. Die Walkure, Act III: Leb' woh! - Rudolf Bockelmann
4. Siegfried, Act I: Auf wolkigen Hoh'n - Hans Hermann Nissen
5. Siegfried, Act III: Wirr wird mir seit ich erwacht - Maria Olszewska/Emil Schipper
Voir les 12 titres de ce disque

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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
Par Roger Dominique Maes TOP 50 COMMENTATEURS
"Les Introuvables du chant wagnérien", 4 CDs EMI.

Passons sur le titre de ce coffret et sur le fait que, même lors de sa première parution en 33 tours, la majorité de ces voix wagnériennes étaient trouvables, et dans des doubles coffrets Electrola, DG ou EMI, mais il est vrai que ce n'était pas toujours dans les extraits proposés ici. S'il y a bel et bien des introuvables, ce sont ceux et celles que j'appellerais les victimes de l'histoire : Rudolf Bockelmann, Martha Fuchs, Maria Mûller, Germaine Lubin, victimes de la politique des maisons de disques : Florence Austral, sacrifiée à Frida Leider, Bockelmann sacrifié à Schorr, ou encore victimes de leur modestie comme l'immense et totalement méconnu Hans Hermann Nissen, qui ne quitta l'opéra de Munich que pour Salzburg avec Toscanini.

La grande découverte du CD 1, c'est, je l'ai dit, Hans Hermann Nissen, sobre et grandiose Hollandais, d'une beauté de timbre irréprochable, et Elisabeth Rethberg, Senta extasiée, folle d'un amour presqu'hystérique, peut-être déjà trop femme, mais vocalement triomphante. Comme en aparté d'enregistrements qui sont tous compris entre la fin des années 20 et le début 40, un enregistrement de 57 : et c'est une Senta pure, enfantine, radieuse de timbre, d'une séduction imparable. Devinez ! Birgit Nilsson, 39 ans déjà ! Mais l'acier n'est pas encore trempé, le métal est brûlant et souple, éclatant de chaleur et de beauté. Face à elle, inspiré, et plus encore qu'à l'accoutumé, le mythique Hans Hotter.
Pour Hans Sachs, Friedrich Schorr bien sûr, mais aussi Rudolf Bockelmann, noble et solide, impressionnant et émouvant, une statue, souple de forme, dure de matière.

Le CD 2 nous offre le Tannhaüser de Max Lorenz et l'Elisabeth de Maria Reining, duo éclairé de soleil. Puis Elisabeth Rethberg à nouveau, étonnante Elsa, dont on se demande, vu son autorité vocale, comment Ortrud et Telramund pourront la manoeuvrer. Deux curiosités ensuite : Aureliano Pertile, un des plus grands ténors italiens de son temps, en Lohengrin, et Hina Spani en Elsa. Aussi incongru que l'italien puisse paraître à nos oreilles, il ne déssert pas l'esthétique musicale de Wagner, du moins pour l'époque de Lohengrin, c'est même peut-être le contraire.

Le CD 3 présente des déceptions et de taille : Frida Leider en Isolde, escamotant avec un art de prestidigitateur consommé les notes périlleuses. On a vanté, avec raison, son médium et il est somptueux, mais cela ne suffit pas à faire une Isolde. Quand à celle de Nanny Larsen-Todsen, je passe charitablement sur des défaillances de justesse et d'émission inacceptables. Il ne faut jamais oublié que le fait d'avoir chanté à Bayreuth n'est pas une référence inattaquable. Cosima, et elle resta influente jusqu'à sa mort en 1930, n'était pas favorable aux belles voix ni au beau chant, elle y était même souvent hostile, exacerbant jusqu'à l'absurde une opposition entre drame wagnérien et opéra italien que jamais Richard n'avait voulu aussi farouche et obstinée. Mais les héritiers, les disciples se croient souvent tenus de fanatiser les idées du maître, de les statufier, par fidélité mal comprise, quand lui, dans la toute puissance de son génie pouvait se permettre la souplesse et même la contradiction. Mais trève de diversion, car voici Germaine Lubin, grande sacrifiée de l'histoire, sur scène comme au disque, et dont cette "Mort d'Isolde" nous fait amèrement regretter tout ce qui nous manque d'elle. L'élégance de l'élocution, la beauté du chant, sa tenue, la simplicité de sa ligne, et l'extase angélique où l'interprète atteint sont sans comparaison.
Meta Seinemeyer, en Sieglinde, et Max Lorenz, en Siegmund, terminent en beauté ce CD qui avait mal débuté.

Le CD 4 commence et finit par la Brünnhilde, en français, de Marjorie Lawrence, idole de l'opéra de Paris et du Metropolitan de New York, la seule Brünnhilde qui ait jamais sauté sur son cheval pour se précipiter dans le bûcher de Siegfried. Un enregistrement de janvier 36, au Met, paru chez Naxos, témoigne de la surprise et de l'admiration du public devant cette performance. Mais au-delà de l'anecdote (un peu foraine), il y a la voix, une voix d'une étendue phénoménale allant de Brûnnhilde à Ortrud, de Hérodiade à Amnéris, de Brangäne à Salomé.
Marcel Journet, Wotan de 61 ans, nous donne une exemplaire leçon de chant, Nissen confie la beauté de son timbre au Wanderer, tandis que Florence Austral, autre Brünnhilde australienne, attaque "Zu neuen Taten" avec une autorité impressionnante. L'improbable mais très séduisant Siegfried de Walter Widdop lui répond, tandis que la fièvre de ces adieux héroïques est entretenue par un orchestre électrisé que dirige Albert Coates.

Quatre CDs précieux, quatre CDs pour île déserte, mais qui laissent des regrets : d'abord celui que ces voix se soient tues à jamais, ensuite que, quelle que soit la quantité de témoignages qu'elles nous laissent, ils sont toujours trop peu nombreux, enfin que cet "art de chanter Wagner" soit perdu, et à jamais peut-être. Car si, de temps à autre, un phénomène apparaît qui a nom Waltraute Meyer, Nina Stemme, ou Peter Seifert, quel désert autour d'eux.

Merci à ceux qui m'auront lu jusqu'ici.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
Par Pèire Cotó TOP 50 COMMENTATEURS
Tous les grands chanteurs wagnériens des années vingt et trente essentiellement, tout au moins ceux qui ont été enregistrés par EMI, se retrouvent dans ces extraits. Les citer tous serait trop long; mais comparer Elisabeth Rethberg, Frida Leider, Meta Senemeyer, Friedrich Schorr, Lauritz Melchior, etc, à ce qui est aujourd'hui le chant wagnérien, est quelque peu cruel, pour ce qui est des moyens vocaux et, ce qui est aussi important, pour la noblesse de l'interprétation. Bien entendu, dans quelques cas, le sentiment d'un style vieilli peut se superposer à celui de l'admiration. On sait qu'à l'époque, les opéras étaient souvent chantés dans la langue du pays; nous trouvons donc quelques extraits en français ou en italien, ce qui peut surprendre aujourd'hui. Même si la voix humaine était mieux respectée que l'orchestre par les enregistrements anciens, le son est ce qu'il est, le style, par ailleurs, est d'époque; avouons cependant que ce serait dommage de ne pas connaître ces grandes personnalités.
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