Jean-Claude Izzo, chantre de Marseille, qu'il met en scène comme un personnage dans tous ses romans, notamment dans sa trilogie "noire" (Total Khéops, Chourmo, Solea), est aussi fasciné par le destin des êtres en perdition, par ce moment de bascule qui les précipite dans l'irréparable, les bannit du bonheur. Son dernier roman, Le Soleil des mourants est consacré aux hommes perdus derrière les initiales "SDF"… --Laure Anciel --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Il y a du malheur a ne point aimer,
Par gerard (ENSUES LA REDONNE France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Marins perdus (Broché)
L’aldebaran est à quai. Il ne reprendra pas la mer. C’est triste pour le bateau. C’est encore plus triste pour les marins. Lorsqu’un marin n’est pas en mer, il se pose des questions ; mais il ne trouve pas les réponses…les réponses, elle étaient la bas au large dans le vent, dans les vagues. A terre les marins ne rencontrent que des problèmes. A terre, la tempête fait rage…dans leur crane. Une phrase résume le problème « Il y a du malheur a ne point aimer ».Jean-claude Izzo avec sa sensibilité coutumière nous laisse entrevoir le monde des marins. L’action aurait pu se passer dans n’importe quel port mais le soleil et les couleurs de Marseille donnent certainement à ce drame une dimension supplémentaire. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Abdul, Diamantis, Nedim et moi,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Marins perdus (Broché)
J'ai lu ce livre au printemps 2001. Je l'avais apprecie a l'epoque pour le style et les descriptions de Marseille, ville que je ne connais pas. A la suite des attaques terroristes du 11/9/2001 a NYC, je me suis rappele ce livre. Marseille et New York sont des exemples de ville ou des gens tres differents vivent ensemble, partagent et savent s'unir dans le malheur. Il y a dans ce livre de JC Izzo, comme dans les autres, beaucoup d'humanite et de dignite.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Bouleversant,
Par
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Les marins perdus, opus moins connu de Jean-Claude Izzo que la désormais célèbre trilogie marseillaise, est un nouvel exemple de l'amour que l'auteur porte à sa ville qu'il décrit merveilleusement. L'histoire de Diamantis, Abdul Aziz et Nedim, marins dont le cargo est abandonné dans le port de La Joliette par un armateur peu scrupuleux, vient illustrer une réalité de plus en plus fréquente. Chacun a son passé, qui ressurgit une fois bloqués à terre. Diamantis recherche une femme, aimée il y a 20 ans et abandonnée dans ce port, Abdul Aziz vit cruellement le dilemme du choix d'être marin plutôt que mari, quant à Nedim, encore jeune, il cherche sa voie. Nous avons perdu en J-C Izzo un auteur rare, original, dont les ouvrages trop peu nombreux sont tous, un par un, un chef d'oeuvre.
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