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Pourtant la première édition comportait deux textes, l'un de Max-Pol Fouchet, l'autre de Robert Margent: L'un et l'autre célébrant le "don de poésie exceptionnel" de l'auteur, adolescent à l'époque (nous reproduisons ces textes en fin de volume).
Ce que nous soulignerons surtout, c'est à quel point ce court roman de la folle passion de deux très jeunes hommes garde aujourd'hui que la « littérature homosexuelle » se perd dans le réalisme le plus plat, le plus répétitif, le plus gratuit - une aura de trouble infini qui ira droit au coeur, même de ceux qui sont le plus étrangers à cet entraînement amoureux.
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Commentaires client les plus utiles
16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
un grand livre un peu maudit,
Par Joannic Arnoi (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Mauvais Anges (Poche)
"Le ciel était d'un bleu royal, d'une grandeur calme". Voilà comment débute ce livre aux métaphores fulgurantes. C'est le plus poétique d'Eric Jourdan, peut-être pas le plus achevé : il l'a écrit, paraît-il, à dix-sept ans. Ce n'est pas toujours la fête : c'est un livre nietzschéen, parfois sadique, parfois sublime, un grand livre maudit des années 1950.Je l'ai lu il y a bien longtemps (dix-huit ans), quand j'avais l'âge des héros et de l'auteur : c'est celui où il faut le lire en priorité. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
De l'Amour à la Mort !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Mauvais Anges (Poche)
Que de tourments, que de souffrances, au prix d'un amour exceptionnel, puissant et pur !Éric Jourdan a 16 ans à l'écriture de ce roman ! Comment pourrait-il se défendre, face à la censure d'un prêtre homophobe, dans une France des années 50 ? Mais l'âge de l'auteur..., qui, à peine sorti de l'enfance, est tout aussi important, car c'est ce qui lui a permis d'écrire cette oeuvre maudite, tourmentée, dure, troublante et émouvante, avec autant de poésie, d'amour, de beauté, de crédibilité et de pureté. Il nous décrit ici, avec sa jeune, mais si avant-gardiste, audacieuse et non moins insolente plume de sa période adolescente, la souffrance que les garçons endossent en vivant leur homosexualité, dans ce monde où il n'y a pas de place, ou si peu, pour tous ceux qui veulent simplement vivre la liberté de leur Amour ! Même si les Mauvais Anges, est un livre écrit par un adolescent, il n'est pas à laisser dans toutes les mains, car âme trop sensible pourrait-être perturbée, voire choquée ! Pour les autres, ce chef-d'oeuvre de la littérature homo-ado intemporel est à lire, et même à relire, sans aucune date d'expiration... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
13 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
L'amour est violence,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Mauvais Anges (Poche)
Pierre et Gérard ont quinze ans, sont cousins, vivent sous le même toit, avec leurs deux pères veufs. Ils ont l'âge des premiers émois, de la découverte libidinale. Ils s'aiment, se haissent, se blessent, s'entretuent. Eric Jourdan, son auteur, l'aurait écrit à l'âge de 16 ans. C'est impressionnant.J'ai lu ce livre dans la journée, il n'a pas été sans me rappeller le style légèrement érotique, l'amour de la France d'avant. Les temps ont bien changé, on ne s'aimait pas au début du siècle passé comme on s'aime aujourd'hui. Si les relations hétérosexuelles étaient enlisées dans des codes de conduite lourds et ridicules, rien ne réglait la question de l'homosexualité, si ce n'est une interdiction, la maladie mentale, le pêché, la bonne morale. Pierre et Gérard s'aiment, et ce n'est pas rien. Face à un amour passionnel, qui nous dévore tout au long de la lecture -en deux actes, le premier du par Pierre, le second par Gérard-, tout est possible. L'amour est la violence se conjuguent avec la même force, créant une relation amoureuse particulière, mais terriblement forte, puissante, ennivrante. On comprend la souffrance des amours masculins de l'époque. S'aimer à la folie, et ? Quel avenir ? S'installer dans un trois pièces dans le marais, possible aujourd'hui, pas à l'époque. Le seul choix est de renier l'amour, renier sa vie, ses envies, sa sexualité, son instinct, au profit d'une vie bien rangée. L'alternative, ultime moment d'amour, est de figer à tout jamais cette relation dans l'état ou elle se trouve. Belle, puissante, et destructrice. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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