Ce commentaire se réfère à l'édition "Le livre de Poche" en 2 volumes.
Nous avons là le roman-siècle par excellence. C'est le roman de tout le XIX° siècle : la grandeur d'âme, la misère, les affres de la conscience, la beauté absolue, la laideur non moins absolue, le Roi, l'Empereur, le soldat, le courage, l'espoir.
Le grand, le sublime, cotoie le petit, l'affreux.
Nous avons là un roman total, qui a su capter le monde qui lui était contemporain. Lisez, relisez ces pages intemporelles, qui résonnent toujours à nos oreilles en ce début de siècle. Finalement, les choses changent, le contexte est différent, mais les hommes ne sont ils pas les mêmes?
Je ne reviendrai pas sur cet ouvrage, à lire bien évidemment, même si sa longueur peut en rebuter plus d'un... Ce n'est pas un classique pour rien! Ce n'est pas un des romans français les plus lus au monde pour rien!
Par contre, et cela a été dit de façon très juste dans un des commentaires précedents: LES NOTES DE BAS DE PAGE SONT ASSASSINES. Le personne qui les a écrites, visiblement imbu de sa science et de sa connaissance de l'oeuvre de Hugo, se moque complètement du lecteur qui découvre cette oeuvre. Quel mépris absolu! L'auteur de ces commentaires se permet de dévoiler la suite de l'intrigue avec une suffisance renversante : dès les premiers chapitres, on sait que tel ou tel personnage va mourir à la fin. Là où des commentaires doivent, par exemple, aider le lecteur à la compréhension de tel ou tel mot ou expression difficile à saisir pour nous, hommes ou femmes du XXI° siècle, ou éclaircir un fait qui peut paraître difficilement compréhensible pour le lecteur moderne, le commentateur se permet de raconter toute la suite d'une intrigue, ou, bien pire encore, de dévoiler un point laissé VOLONTAIREMENT obscur par l'auteur, que ce dernier éclaircira plusieurs chapitres plus loin. Par contre, il n'est point fait mention, par exemple, de la définition du mot "émondeur", profession effectuée par l'un des protagonistes de l'histoire...
Bref, lisez ce livre, et relisez certains passages admirables, mais ne lisez par les commentaires, ou choisissez une autre édition que celle-ci.