Je découvre Christian Jacq à travers le premier opus de cette série de 4 tomes.
Pour être franc, je suis assez déçu... J'ai souvent entendu ou lu des critiques qui encensaient cet auteur et le moins que je puisse dire, c'est que pour le moment (1 tome sur 4, il y a encore de l'espoir), la magie n'opère pas...
Durant une grosse première moitié du roman, j'ai eu l'impression de lire Candide. Le jeune héros Iker, qui est le gentil à l'excès, et qui par ailleurs est exceptionnellement doué dans tout ce qu'il fait, passe par toutes les épreuves désagréables possibles... Enlevé, devant être noyé pour un sacrifice au Dieu de la mer, rescapé, resquillé, raquetté, emprisonné, drogué, piégé... et j'en passe. On commence à respirer un peu mieux quand la série des malheurs prend fin...
Un côté mielleux, bien cliché comme il faut, ne relève pas la saveur : pleins de filles superbes aimeraient faire tomber Iker sous leurs charmes mais celui-ci est fou amoureux d'une prêtresse qu'il a vu 2 fois (peut-être 10 minutes en tout), une beauté fatale, qu'il pense ne jamais revoir (et qui bien entendu est tombée également sous son charme alors qu'ils ne se sont même pas adressés ma parole).
Bref, ce qui sauve (au moins un peu), ce premier tome, est la description du quotidien des égyptiens de l'époque (sous le règne de Sésostris III, aux alentours de -1850) qui se révèlent très intéressants, malgré certaines scènes de rituels qui finissent par dévenir rébarbatives.
Sinon, pour finir, à mon sens, ce roman ne répond que peu à la définition de roman historique. En effet, l'utilisation de la magie, les interventions des Dieux sous leurs formes animales sont très présentes et il est difficile de donner caution à tout ça.
Je ne peux que souhaiter que la suite relève le niveau de ce premier tome décevant.