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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Pas à la hauteur de Pierre Michon,
Par
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Onze (Broché)
Quelle déception !Après avoir lu "Vies Minuscules", ce texte, lesté du "Grand Prix de l'Académie Française" et unanimement célébré par la critique, avait de quoi mettre de l'eau à la bouche. Las, l'auteur utilise un style vocatif, s'adressant à un lénifiant "Monsieur" qui revient à chaque paragraphe, censé donner un peu de vie à la description de la vie d'un peintre et de sa toile maîtresse. "Monsieur", c'est nous (le lecteur) ; le narrateur s'adresse à nous en un mélange de style naïf - où les choses simples nous sont expliquées et réitérées (parfois dix fois par pages, comme l'horripilant passage sur les "bataillons de Limousins", le mot "anacréontique" revenant peut-être quinze fois, sans parler du stupide "Dieu est un chien" dont chaque page se gargarise) - et de belle prose à la Michon - même si on reste loin de l'ébouriffant éclat des Vies minuscules. Ce narrateur est bancal qui s'adresse à nous et se trouve donc campé comme un personnage ; mais qui bénéficie en même temps d'une focalisation interne et de l'omniscience chère aux vieux récits (il rapporte un souvenir profond du peintre). Une sorte de médium s'adresse à nous, en somme. On signalera à l'ami Michon que, contrairement à ce qu'il affirme, la rue des Haudriettes ne peut croiser celle des Blancs-Manteaux, vu qu'elles sont parallèles ; qu'en outre, Michelet aurait grand peine à affirmer, dès 1846, que "la mort de Dieu est une chose entendue une fois pour toute", vu que Nietzsche, son prédicateur, est né en 1844, et a formulé pour la première fois le constat de "la mort de Dieu" au plus tôt en 1882. En couronnant ce texte mineur de son "Grand Prix", l'Académie Française confirme son indécrottable ringardise ; quant à Pierre Michon, fourvoyé, on lui saura gré de revenir à la prose somptueuse de "Rimbaud le fils". Le seul bienfait de cette lecture est de donner envie de se replonger dans l'histoire de la Révolution Française. Ce n'est pas rien, mais ce n'est pas énorme ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
il m'est tombé des mains,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Onze (Broché)
pour moi d'un ennui immense..filandreux et lourd , le seul interêt de ce livre c'est qu'il m'a donné envie de retourner au Louvre.je n'avais jamais lu de Michon..je ne sais pas si je retenterai l'expérience Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
11 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
De la vraie littérarture...,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les onze - Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2009 (Broché)
Les Onze : il s'agit d'abord d'un tableau, « le plus célèbre du Louvre », nous dit Michon ; un tableau qu'on se presse du monde entier pour venir voir derrière sa vitre blindée. à côté duquel, pour Michelet (qui soi-disant l'a vu), « le Marat assassiné de David n'est qu'une petite toile caravagesque », tandis que ces Onze représentent ceux qui « sont l'Histoire en acte », la « présence réelle de l'Histoire ». Et qui sont ces onze apôtres ? Les onze membres du Comité de Salut Public, représentés par un tableau secrètement commandé au cours de l'hiver 93-94, au moment de la Grande Terreur. L'auteur en est François-Elie Corentin : invention de l'auteur ...Michon nous dresse un tableau de la Loire dans la région d'Orléans, de la France du XVIIIe siècle, celle de l'Ancien Régime qui va basculer dans la Révolution. Car nous sommes à une époque où la « croyance littéraire commençait à évincer l'autre croyance ».Il nous décrit ces membres du comité de Salut public avant qu'ils n'entrent en politique : ainsi Carnot « qui eut sa première célébrité pour des églogues à Bacchus (...) n'avait pas pour vocation d'ensanglanter l'Europe », onze « parricides comme on appelait alors les tueurs de roi ». Ce livre est aussi un livre politique qui pose le problème de la mise en oeuvre de la Terreur car « les Royalistes tombés, les Feuillants tombés, les Girondins tombés, il n'y avait plus au sein de la Montagne triomphante de réelles opinions divergentes (...), les frères ne trouvaient plus à mettre entre eux que le distinguo de la mort ». Enfin Michelet lui aussi entre dans ce récit : Michon lui prête une description de douze pages du tableau dans le chapitre III du XVIe livre de la Révolution française, et nous nous retrouvons devant les grandes forces qui viennent du tréfonds de l'âme, celles qu'on a peintes au commencement de tout...C'est Lascaux...C'est l'Histoire.... Bref voilà le véritable Goncourt, un authentique écrivain qui possède un style... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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