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Les Possedes Broché – 21 mai 2008


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Descriptions du produit

Présentation de l'éditeur

" Le grand prophète du XXe siècle, ce n'est pas Marx, c'est Dostoïevski " Albert CamusLes deux derniers grands romans de Dostoïevski justifient pleinement l'affirmation d'Albert Camus. L'un et l'autre inspirés de faits réels, l'un et l'autre empreints de souvenirs personnels de l'écrivain, Les Possédés et Les Frères Karamazov ont en effet pris au fil du temps une actualité fascinante. Ils nourrissent la réflexion et le débat sur la violence politique et les extrémismes, religieux ou autres, magnifiquement servis par l'intensité dramatique et la flamboyance baroque de la narration. " J'ai rencontré cette œuvre à vingt ans, et l'ébranlement que j'en ai reçu dure encore. " Albert CamusLes Possédés En 1868, un assassinat est perpétré sur l'ordre du chef d'un groupement révolutionnaire. Dostoïevski voit dans ce meurtre politique les germes d'un fléau et de son pressentiment, tire un chef-d'œuvre qui annonce les totalitarismes du XXe siècle. Prophétique mais aussi sulfureux, le livre a été longtemps expurgé de sa partie la plus choquante, dans laquelle le héros Stavroguine confesse avec complaisance le viol d'une petite fille. Ce texte retrouve enfin sa place dans le roman, dans une nouvelle traduction.Les Frères Karamazov Alors qu'il était lui-même prisonnier en Sibérie, Dostoïevski avait rencontré un homme condamné pour parricide à la place de son frère. C'est le point de départ de son dernier roman : Karamazov, homme ignoble, est assassiné. Lequel de ses fils est le meurtrier ? Nous sommes tour à tour Mitia le passionné, Ivan l'intellectuel, Aliocha le saint, Smerdiakov le réprouvé... et nous sommes tous coupables. Dostoïevski fouille les âmes avec une insistance d'autant plus douloureuse que lui-même se souvient de l'assassinat sanglant de son propre père. Un roman dont on ne sort pas indemne. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Quatrième de couverture

« Est-il possible de croire? Sérieusement et effectivement? Tout est là. » Stavroguine envoûte tous ceux qui l'approchent, hommes ou femmes. Il ne trouve de limite à son immense orgueil que dans l'existence de Dieu. Il la nie et tombe dans l'absurdité de la liberté pour un homme seul et sans raison d'être. Tous les personnages de ce grand roman sont possédés par un démon, le socialisme athée, le nihilisme révolutionnaire ou la superstition religieuse. Ignorant les limites de notre condition, ces idéologies sont incapables de rendre compte de l'homme et de la société et appellent un terrorisme destructeur.

Sombre tragédie d'amour et de mort, Les Possédés sont l'incarnation géniale des doutes et des angoisses de Dostoïevski sur l'avenir de l'homme et de la Russie. Dès 1870, il avait pressenti les dangers du totalitarisme au XXè siècle. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.




Détails sur le produit

  • Broché: 516 pages
  • Editeur : Echo Library (21 mai 2008)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 1406872938
  • ISBN-13: 978-1406872934
  • Dimensions du produit: 15,2 x 2,9 x 22,9 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.6 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (8 commentaires client)
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43 internautes sur 47 ont trouvé ce commentaire utile  Par stan le 15 mars 2002
Format: Poche
Dostoievski a été pro-révolutionnaire dans sa jeunesse (il a été séduit par les idées nouvelles mais n'était pas un activiste forcené). Il fut arrêté, condamné à mort et finalement déporté en Sibérie pendant 4 ans. A son retour ses idées avaient radicalement changées (on le comprend).
Lorsque Dostoievski décide d'écrire les démons, il veut dénoncer les thèses socialistes dans un violent pamphlet en s'appuyant sur l'histoire d'un jeune révolutionnaire ayant défrayé la chronique. Seulement Dostoievski est double. Il est nationaliste et veut faire un livre réactionnaire et patriote, il crée une oeuvre foisonnante et empreinte de folie qui délaisse totalement le côté politique de l'histoire pour plonger abyssalement dans l'esprit de ses personnages. Et à ce jeu là Dostoievski est sans égal. Dostoievski veut faire passer ses idées mais il à la mauvaise habitude de laisser vivre ses personnages. Et c'est exactement ce qui se passe, ses personnages sont incroyablement vivants. On croirait qu'il vont surgir du livre. Ils sont si vivants qu'on se désintéresse vite de l'action pour se focaliser sur eux. D'ailleurs comme dans tout les romans de Dostoievski il ne se passe pas grand chose au point de vue action. Mais l'essentiel est ailleurs. Il ne s'étend pas à l'horizontale mais à la verticale. Il creuse en profondeur, là où personne n'est jamais allé. Il nous montre ces "tropismes" dont parlait Nathalie Sarraute; ces relations invisibles et inconscientes qui se nouent et se dénouent entre chaque être.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile  Par Nastasia B COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEUR le 21 février 2011
Format: Poche
Dostoïevski s'attèle à un immense canevas qu'il est difficile de définir en deux mots et dont les limites semblent elles-même assez floues. Une fois n'est pas coutume, je vais commencer par un extrait, issu de la bouche de Stepan agonisant, qui me semble révélateur avant de commenter:

"Ces démons qui quittent (NB: l'auteur vient de citer le passage correspondant dans les évangiles, pour ceux que cela intéresse, il s'agit de l'épisode du démoniaque gérasénien dans les évangiles de Marc, Matthieu ou Luc) le malade pour entrer dans les pourceaux, ce sont tous ces ulcères, ces miasmes, toute cette pourriture, tous ces démons grands et petits, qui s'étaient accumulés dans notre chère et grande malade, notre Russie, depuis des siècles, des siècles. Oui, cette Russie, que j'aimais toujours. Mais une grande pensée, une volonté supérieure descendront d'en haut sur elle comme sur ce possédé, et tous ces démons, cette pourriture, cette plaie qui suppure... la quitteront... et demanderont qu'on leur permette d'entrer dans les pourceaux. Ils se peut même qu'ils y soient déjà entrés! C'est nous, nous et ces autres: Petroucha... et les autres avec lui et moi, peut-être, à leur tête... et nous nous jetterons tous, possédés et insensés, dans la mer et nous seront noyés, et ce sera bien fait, car nous ne sommes bons qu'à cela. Mais la malade guérira et s'assiéra aux pieds de Jésus..."

On comprend bien je pense le message que cherche à faire passer Dostoïevski.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile  Par Aubert Jean-françois le 18 février 2013
Format: Broché Achat vérifié
j'ai trouvé chez Dostoïesvski une modernité surprenante. Une fois assimilé les particularités de "l'esprit Russe" qui se manifeste dans l'écriture par des développements parfois longs, des rebondissements inattendus pour un lecteur français du vingt et unième siècle et des études sur la psychologie des différents personnages mettant en évidence des sentiments outranciers, alors il reste une clairvoyance confondante de l'auteur sur la société de consommation et la perte des valeurs spirituelles. Des phrases entières s'appliquent parfaitement à ce que nous vivons tous les jours, cent cinquante ans après cet homme visionnaire. Il fait partie de ceux qui ont tiré la sonnette d'alarme sur notre évolution vers une société quelque peu désespérée; pour autant il ne fournit pas la solution qui nous rendrait l'espoir. A moins peut-être de lire entre ses lignes captivantes...
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22 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile  Par "tzuruk" le 19 août 2004
Format: Poche
Incroyable. Lisez les trois premieres pages pour vous en convaincre : ca demarre en finesse et en force. Ironique, fin, realiste, saisissant. Oubliez tous les commentaires sur les intentions de l'auteur, reelles ou supposees. Oubliez les soi disants evenements et prises de position de Dostoyesky qui impregnerait le livre.
C'est purement et simplement la vie, ses mouvements, ses personnages divers, ses incoherences, contradictions.
A lire en parallele :"Mensonge Romantique et Verite Romanesque" de Rene Girard. Pour mieux lire entre les lignes...
Dostoievksy vous parle de la vie, des gens, des situations, de l'absurde, de la vanite destructrice, des passions, du doute, de l'inconsequence des hommes, des peurs qui se masquent sous la bravade, du besoin et du refus des autres, des dechirements...
C'est puissant, bouleversant. Ce fourmille entre les lignes d'allusions, d'ironie. Pas toujours explicite mais toujours lucide.
Un roman intelligent. Bien assimile votre perception psychologique sera demultiplie, plus qu'avec Freud et tout les bazars theoriques peripheriques du genre.
Dostoyesky, esprit universel. Autant de personnages et situations...il parait impossible qu'un seul homme puisse avoir une perception aussi multiple.
A LIRE, DIGERER, INTEGRER.
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