Cinquième et dernier tome de cette série sur les Romains.
On aurait pu craindre un essoufflement, un certaine lassitude de la part de l'auteur (et peut-être du lecteur). Mais point du tout. Au contraire, c'est avec plaisir que j'ai dévoré une nouvelle fois ce dernier volume (après, il est vrai, avoir attendu assez longtemps après le tome 4 pour le lire, bien que je l'avais à disposition ; mais je voulais faire durer le plaisir...).
Nous voici au temps de Dioclétien, puis de Maximien, Galère et Constance Ier Chlore. Une dynastie qui s'avère particulièrement sanglante et effroyable à l'égard des chrétiens, organisant, à l'exception de Constance Ier Chlore (père de Constantin), une répression et des persécutions d'une ampleur inégalée depuis
Marc Aurèle, dont on se remémore encore entre autres le supplice des Maturus, Sanctus, Blandine et Attale, dans les conditions que l'on sait.
Puis, le déchaînement de haine et de violence extrême se poursuivra avec Sévère, Maximien II Daia et Lucinius.
C'est dans ce contexte que va petit à petit émerger un homme dont la montée au pouvoir va se faire par la force des événements, dans la continuité de la philosophie de son père, mais pas de manière linéaire.
Partagé entre le respect des cultes païens et la reconnaissance lente de la divinité du Christ, il va jouer un rôle important dans la cessation progressive des persécutions.
Cessation qui ne va pas se faire du jour au lendemain, ni sans hésitations ou états d'âme. ni sans résistances de la part des multiples ennemis et menaces qui règnent.
Au prix parfois d'événements bouleversants (comme ce qui se produit au cours du chapitre 29, pour ceux qui liront le livre).
Un période qui a laissé son empreinte dans l'Histoire. Puisque l'on connaît par exemple encore le nom d'Hélène, la mère de Constantin, dont je vous laisse découvrir la trace qu'elle a laissé.
Un roman passionnant, qui nous permet de retracer les grands événements de l'empire romain, la cruauté et la violence féroces qui étaient d'usage, la complexité des rapports au pouvoir, et la part d'humanité qui pouvait encore rester et préparer les temps futurs.
Une brillante évocation. Et une vraie sensibilité, qui permet de s'instruire tout en prenant plaisir à la lecture.