Vous avez aimé son premier CD, « Le tango des gens », ou même vous ne connaissez pas encore cet extraordinaire « singe » de Stéphane Sansévérino, si vous aimez la musique et l’intelligence, vous allez aimer cet album « Les sénégalaises ».
Ce tzigane fou (écoutez l’intro des « Sénégalaises » ou des « Sénégalaises de Félix »…), métissé de Django Reinhart, de Bobby Lapointe, de Boris Vian, voire des grands crooners américains, et aussi de la musique nord africaine (voir l’étrangère), et de… Et de… Tout un monde quoi !
Il chante parfois trop vite pour capter toute la profondeur de ses paroles. Alors réécoutez les chansons… Cela ne vous lassera pas…
Je ne suis peut-être plus trop objectif, j’étais à son deuxième concert de sa nouvelle tournée, au théâtre de Neuilly, le 23 janvier, qui plus est accoudé sur l’estrade juste devant lui. Sa gouaille nous a fait marrer quand il a cru y trouver que de bien bourgeois « lodens », alors que nous venions le voir de Mantes-La-Jolie…
Et Stéphane Sansévérino est vraiment ce que l’on appelle une « bête de scène ». On ne peut que tomber sous son charme.
Ne croyez pas ce que vous disent les médias, même ceux qui le « soutiennent ». Ce n’est plus un petit jeune néophyte comme Delerm ou Bénabar (par ailleurs très beaucoup excellents…). Lui a « de la bouteille » ; il a chanté dans les rues, il a vécu plusieurs groupes. Juste qu’il semble maintenant arrivé – à plus de 40 ans – à une très belle maturité. Et qu’il y entraîne – en dehors de ses extraordinaires pianiste/accordéoniste et guitariste de son âge, un guitariste et un violoncelliste qui ne doivent pas avoir 23 ans et qui « pètent le feu » sur scène…
Et même s’il est peut-être mal à l’aise en studio d’enregistrement comme il l’a récemment déclaré, parce qu’il n’y a pas le public, il nous a quand même fait un superbe cadeau avec cet enregistrement.
C’est que du bonheur à écouter ces « Sénégalaises »…
Merci Monsieur Sansévérino.