Après avoir lu (et apprécié) le diptyque de "la prophétie de Lur", mon choix s'est porté sur cette trilogie.
Déjà, il faut préciser qu'il n'y a aucun rapport entre les deux univers, alors que "Lur" se déroulait dans un décor "médiéval-fantasy", les "Seigneurs de guerre", lui, se place, dans ce 1er tome, sur un thème plutôt oriental, ce qui n'est pas déplaisant.
Pour poursuivre avec les (non!) analogies entre ces deux sagas, et bien... il n'y en a aucune !
L'Impératrice de Mijak est un livre sombre, très dur et, malheureusement, totalement dénué d'humour.
Le personnage principal, Fulie, est... odieux ? détestable ? On peut dire ça, oui ! Bref extrêmement antipathique (du moins en ce qui me concerne !). C'est une espèce de fanatique sanguinaire, arrogante et qui confine au stupide dans sa cruauté aveugle en temps que "l'instrument du dieu". Bref, on est loin des héros dit clasiques !
La magie est présente mais d'un manière assez inédite : dans la société de Mijak, très hiérarchisée, il y a (en partant du plus "petit" au + "grand"!) les esclaves, le peuple (dont on ne parle jamais, dommage), les guerriers, les seigneurs de guerre, les émissaires (le clergé, quoi) et enfin le dieu qui "règne" (sic !) sur tout ce petit monde et leur octroie (ou pas) des "pouvoirs". Les émissaires étant, bien entendu, les détenteurs majoritaires des dit pouvoirs, mais pas toujours...
Je parlais de fanatisme en citant Fulie, mais en fait, c'est la société entière qui, vivant, et à raison, dans la crainte permanente des désirs de ce dieu réellement omnipotent et omniscient, est totalement fanatisée, et ce, qu'elle le veuille ou non ! C'est le "véritable" personnage principal et instigateur de tout dans ce 1er tome. Tout être vivant de Mijak est soumis à ce dieu qui "voit" tout, "sait" tout et bien entendu, puni à tour de bras (si je puis me permettre !) par l'intermédiaire de ses émissaires à qui, on l'a vu, il offre d'immenses pouvoirs.
Autre détail qui m'a laissée perplexe : l'absence quasi totale de sentiments "positifs" (amour, amitié, compassion, gentillesse même...) pour ne laisser place qu'à la peur et la haine (sauf en ce qui concerne deux ou trois personnages faisant preuve de "véritables" émotions), ce qui peut être pesant pour certain lecteurs.
Il m'est difficile d'en dire plus sans dévoiler ne serait-ce qu'une petite partie de l'intrigue !
Pour conclure, ce premier tome m'a laissé un sentiment mitigé et pour être honnête, si je n'avais pas commencé le second, je pense que j'aurai arrêté là, ce qui aurait été vraiment (très) dommage...!
Un dernier mot pour saluer "l'exploit" (et ce n'est pas peu dire !) de l'auteure, qui a réussi à ne pas faire de prosélytisme ni à établir de parallèle avec des religions/pays existant !