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Les 5 Symphonies : N°1 Opus 2, N°2 Opus 55, Symphonie "Urbs Roma", N°3 Opus 78... [CD]

Camille Saint-Saëns , Jean Martinon CD
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Détails sur le produit

  • Interprète: Jean Martinon
  • Compositeur: Camille Saint-Saëns, Jean Martinon
  • CD (23 juin 2003)
  • Nombre de disques: 2
  • Format : CD
  • Label: EMI Classics France
  • ASIN : B00008PW6G
  • Moyenne des commentaires client : 4.7 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (3 commentaires client)
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Disque : 1 RealOne Player
1. Symphonie en la majeur I poco adagio allegro V Écouter
2. Symphonie en la majeur II andantino Écouter
3. Symphonie en la majeur III scherzo vivace Écouter
4. Symphonie en la majeur IV finale allegro molto Écouter
5. Symphonie no1 en mi bemol majeur op 2 I adagio Écouter
6. Symphonie no1 en mi bemol majeur op 2 II marche Écouter
7. Symphonie no1 en mi bemol majeur op 2 III adagio Écouter
8. Symphonie no1 en mi bemol majeur op 2 IV finale Écouter
9. Symphonie no2 en la mineur op 55 I allegro marca Écouter
10. Symphonie no2 en la mineur op 55 II adagio Écouter
Voir les 12 titres de ce disque
Disque : 2 RealOne Player
1. Symphonie en fa majeur urbs roma I largo all Écouter
2. Symphonie en fa majeur urbs roma II molto viva Écouter
3. Symphonie en fa majeur urbs roma III moderato Écouter
4. Symphonie en fa majeur urbs roma IV poco alleg Écouter
5. Symphonie no3 en ut mineur avec orgue op 78 I Écouter
6. Symphonie no3 en ut mineur avec orgue op 78 II Écouter

Descriptions du produit

LES 5 SYMPHONIES : N°1 OPUS 2, N°2 OPUS 55, SYMPHONIE "URBS ROMA", N°3 OPUS 78...

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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
Par André TOP 500 COMMENTATEURS
C'est à ma connaissance le seul chef d'orchestre à avoir enregistré ces œuvres intégralement.

Les quatre premières symphonies sont des œuvres de jeunesse:

-la symphonie en la majeur----- 15 ans
-la première------------------- 18 ans
-l"'Urbs Roma"----------------- 22 ans
-la deuxième------------------- 24 ans.

La dernière des ces symphonies, la troisième avec orgue[on devrait dire la cinquième], à été écrite dans la maturité de l'auteur à cinquante et un ans. Quand on est capable d'écrire aussi bien pour l'orchestre dans sa jeunesse, on comprend mieux les facilités qu'il avait pour la composition en général.

C'est le premier CD que j'ai acheté lorsqu'il a fallu quitter les 33 tours. Pour passer du VHS au DVD j'ai choisi Henri VIII de Saint-Saëns avec le Théâtre Impérial de Compiègne (voir mon commentaire).

En terme clair, c'est Camille Saint-Saëns qui m'a donné envi de m'adapter à ma propre époque.

André
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
Par Henrard TOP 50 COMMENTATEURS
Il est heureux de voir une parution consacrée à l'art de chef d'orchestre de Jean Martinon qui toute sa vie fut un défenseur dans le monde entier de la musique française. Prisonnier pendant la guerre, il compose au Stalag IX A les oeuvres qui vont le rendre célèbre. A savoir : le Psaume CXXXVI ou Chant des Captifs qui obtint le prix de la ville de Paris en 1943 sous l'occupation allemande.
Cette intégrale des symphonies de Saint Saëns est intéressante à plus d'un titre. En effet, la "star", la symphonie numéro 3 avec orgue est bien sur un des moments forts de ce double CD, et malgré la concurrence pléthorique au disque connait ici une version majeure.Cette Troisième Symphonie marque l'apogée du genre : elle constitue le point de liaison entre la Symphonie fantastique de Berlioz (1830) et la Symphonie Turangalîla de Messiaen pour les critiques.
Véritable prouesse technique faisant dialoguer l'orgue, l'orchestre et le piano, ce colosse musical créé en 1886 connut un succès phénoménal dès sa création en 1886 et est un hommage à la grandeur et à l'esprit de l'Eglise catholique. Le dernier mouvement est d'ailleurs une gigantesque fugue triomphale où les trompettes se mêlent à l'orgue dans une véritable ascenssion céleste de l'orchestre.
Mais surtout on découvre les autres symphonies beaucoup moins connues et jouées en particuliers sa symphonie numéro un de jeunesse qui présente un surprenant clacissisme viennois à la Haydn et développe des mélodies charmantes, loin de la rigueur du Saint Saens sévère professeur à la Schola Cantorum de la fin de sa vie.
La 2 ème symphonie développe un doux balancement de l'Adagio, la fougue du Scherzo et le Finale post-Symphonie italienne influencé par le style de Mendelhson.
On aurait tort de se priver de ce double CD à prix doux, à compléter selon par la version de la symphonie pour orgue de Myung Wun Chung.
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Par Mélomaniac COMMENTATEUR N° 1 1ER COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEUR
...dont la n°3 reste la plus populaire et la plus abondamment enregistrée. Mais sa contribution au genre fut plus vaste, et très précoce : outre des pages inachevées ou fragmentaires, on lui en accorde cinq. Les quatre premières écrites avant ses trente-cinq ans. Après un silence d'un quart de siècle viendra celle « avec orgue », chronologiquement la cinquième.
En 1973, une thèse de Daniel Martin Fallon, docteur de l'Université d'Indiana, a analysé cette production.
Plus récemment, Sabrina Teller Ratner l'a exhaustivement recensée (Oxford university Press, New York 2002) et prête désormais son patronyme pour l'indexage des oeuvres du compositeur.
Rédigée à quinze ans, la Symphonie en la majeur (Ratner 159) répond à une structure et un style classiques où s'assimile l'héritage de Haydn, Schubert et Mozart. Rien de très personnel mais un talent de synthèse par celui « qui sait le mieux la musique du monde entier » selon une perméable érudition que raillaient ces mots de Debussy.
L'Allegro initial, le Scherzo pourraient sortir de la plume d'un jeune Beethoven un peu frivole. Dans l'Andantino, on observera en revanche le sensible pathos de la seconde section, en mineur, entre les mesures 47 et 87, (2'14-4'10).
Cet opus ne fut jamais joué avant 1974, quand Jean Martinon le fit transcrire en partition d'après le manuscrit, le révéla au concert et l'enregistra pour Emi (18-23 septembre, salle Wagram).

Lors de la même session fut captée la Symphonie "Urbs Roma", qui venait aussi d'être éditée la même année 1974 car Saint-Saëns la désavoua -quoiqu'elle fut couronnée du premier prix d'un concours organisé par la Société sainte Cécile de Bordeaux où elle avait été jouée en juin 1857.
L'on ne dispose d'aucun programme ou intention descriptive qui expliquerait ce titre pittoresque (« la ville de Rome »), ce qui n'empêche pas d'imaginer quelques correspondances picturales.
On remarquera la noblesse un rien nonchalante du thème de cors qui féconde le Largo introductif, comme une architecture antique qui vous sourit dans un soleil d'aurore.
Scandé à 2/2 (alla breve), le Scherzo en la mineur convoque quelque cortège bachique, avec des trilles qui résonnent comme l'agitation des tambourins autour du dieu de la vigne.
Le Moderato assaï serioso défile comme une lente procession endeuillée. Un souvenir de la Marcia funebre de "L'Eroïca" ? Une lugubre méditation sur la gloire passée de la cité éternelle ? La sombre tonalité de fa mineur s'éclaire d'une brève modulation en majeur, qu'immisce la clarinette à la mesure 59 (3'09-).
En guise d'apothéose ? Saint-Saëns nous étonne par un Finale à variations, qui nous plonge incongrument dans un univers de ballet élégant et serein. On notera le dynamisme de la quatrième variation (mesure 155, 4'44-) qui bondit en rythmes pointés.
Près de trois quarts d'heure : une oeuvre majestueuse mais un peu longuette, qui se soupçonne parfois d'académisme et aurait pu faire l'économie de quelques tournures banales.

Datant de juin-juillet 1853, la n°1 s'inaugura le dimanche 18 décembre face au public parisien, sous couvert d'anonymat : on la présenta comme celle d'un compositeur allemand.
Sa tonalité, sa facture, son caractère héroïco-légendaire peuvent rappeler la "Rhénane" de Schumann. L'instrumentation élargie requiert un piccolo, un cor anglais, une clarinette basse, deux cornets, cymbales et quatre harpes.
Allegro véhément, Allegretto mélodieux et subtil. Puis un Adagio langoureux et passionné (hommage à la Scène d'amour de "Roméo et Juliette" de Berlioz ?) -Martinon en maîtrise ici la frémissante sensualité.
Structuré en marche & fugue, le Finale peut sembler pompeux, trop cuivré. « Bruyant, réactionnaire » selon un critique de l'époque (Paul Scudo dans la Revue des deux mondes) qui salua en tout cas l'inspiration des deux mouvements centraux.
Tout comme Charles Gounod qui félicita chaleureusement le jeune auteur de dix-sept ans.

Fluide, svelte, incisive, concise : la Symphonie n°2 (Ratner 164) courtise l'esprit mendelssohnien. Elle commence en la mineur, pour s'achever en la majeur : inversant donc le schéma tonal de "L'Italienne" avec laquelle elle partage pourtant quelques similitudes de langage et d'entrain. Notamment le sautillant Finale, qui peut rappeler la saltarelle conclusive de sa cousine allemande. Un critique d'alors, Julien Tiersot, estima qu'elle se retourne un peu trop vers le passé et affecte une préférence pour les formes scolaires.

Dédiée à Franz Liszt, commandée par la Société Royale Philharmonique de Londres : la Symphonie n°3 y fut créée le 19 mai 1886 et reçut un fervent accueil. Sauf l'emphatique Finale qui lui vaut pourtant aujourd'hui encore une bonne part de son succès. Saint-Saëns la considérait comme un chef d'oeuvre et abandonna le genre symphonique pendant les trois décennies qu'il lui restait à vivre.
Captée le 09-10 janvier 1975 en l'église Saint-Louis des invalides, cet enregistrement concluait l'exemplaire intégrale gravée par Jean Martinon.
En tant que cycle complet, elle reste un modèle et ne rencontra qu'une seule concurrence : Georges Prêtre avec le Wiener Symphoniker pour les micros d'Erato. Warner ferait bien de rééditer cette alternative !
Le chef « dirige de splendides exécutions du cycle complet, bien préparées et vivantes » selon le Penguin Guide. Il privilégie la légèreté, laisse fleurir l'invention mélodique qui anime les idées les plus quelconques. Il fait sentir les multiples influences germaniques sans alourdir la trame instrumentale, que l'orchestre de l'ORTF aère avec clarté et une recherche de la couleur juste.
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