Tout d'abord, en guise de préambule, il est important de dire que cet album tient autant du rock gothique que de l'opera Wagnerien. C'est extrêment sombre, mais de bon goût, comme un cercueil tapissée d'étoffe luxueuse. Imaginez Paradise Lost et Anathema, réunis à l'occasion d'un banquet funéraire dans la crypte de Dracula ! Lugubres et romantiquement glacées, les mélodies sont de bonne factures, il n'y a rien à redire du côté de l'instrumentation. Les voix ? De bonne qualité, selon les standards gothiques. En un mot, ce disque est bien réalisé. Cependant, il lui manque un ingrédient essentiel pour un en faire un incontournable, et non pas un album parmi d'autres de cette scène si étroite : une personalité plus marquée. Elend aurait peut être dû tenter un " concept album "...Bref, si vous n'êtes pas dépressif, si Anathema ne vous rebute pas, vous apprécierez ce disque, à sa juste valeur...