Après avoir décrit le Moyen-Age du point de vue des manants dans les trois premiers tomes, Hermann s'attaque ici au Moyen-Age du point de vue des Seigneurs. Langage plus châtié, problèmes d'héritage, de féodalité, de croisades, de combats. Que représente être un Seigneur à cette époque, et quelles sont les différentes manières de l'être. Hermann s'y prend fort bien pour nous le faire découvrir, et les protagonistes ont des psychologies bien à eux, plus etoffées que lors des trois premiers tomes. On découvre notamment avec intérêt Olivier, l'écuyer d'Aymar de Bois-Maury, homme intelligent et dévoué.
Les personnages sonnent juste, les dessins sont beaux, surtout les paysages.
La présence quasi surnaturelle de la fillette peut paraître curieuse, mais ne crée pas vraiment de problème avec le récit. Un tome plutôt réussi donc.