Etonnant comment Verne qui n'a jamais voyagé découvre la Chine en imagination. Je ne dirai rien de son style, bien pataud pour le moderne. Mais Verne évite les poncifs, ou plutôt révèle ce qu'il y a de vrai et de profond dans le cliché. En fin de compte, nous vivons dans l'intimité de ces Chinois, et la Chine apparaît comme une nation, à côté des autres, non un autre monde que le nôtre.
Verne s'amuse au début de son roman à nous laisser deviner la nationalité de ses héros, et cela n'est pas si évident... même si le lecteur sait d'emblée, rien qu'à lire le titre, et contempler les illustrations, ce qu'il faut en penser.
Henri Dilberman