Ce livre est la suite directe de "Olivier 1940", mais il est aussi la fin de la saga des huit romans d'Olivier !
Robert Sabatier commence son récit, alors qu'Olivier se rendait à Saugues, à la fin de "Olivier 1940". Enfin libre de tout commandement, et du joug de certains adultes, Olivier, heureux, se sent revivre. Il espère retrouver sa grand-mère et avec un peu de chance son oncle adoré... En chemin, à quelques kilomètres de la maison familiale, il se voit intercepté, par un convoi de jeunes amis, devenus résistants !
Olivier est à un mois de ses vingt-et-un ans : la majorité légale en 1944 !
À un an de fin de la guerre, Olivier dévie de ses objectifs, afin de rejoindre ses amis dans le maquis !
Robert Sabatier nous livre, là, son ultime roman personnel.
Depuis les allumettes suédoises, sa plume n'a rien perdu. On retrouve cette sensibilité masculine permanente, cette poésie, et la douceur d'un gentil garçon, opposé aux forces de la vie, et à une forte envie de vivre à tout prix, pour devenir quelqu'un de bien, tout en se sentant utile à quelque chose !
Il nous fait l'aimer son petit orphelin gouailleur, qui finalement, dans son malheur, est assez heureux de vivre.
Tout est dit, sur tout, et sur le petit monde d'Olivier, passé, présent et même futur ; Robert ne laisse pas son lecteur en suspens, avec des interrogations sur le devenir des gens et des situations.
Voilà, en refermant la dernière page de ce joli roman, une certaine nostalgie m'a envahi ; je n'avais pas tant envie de quitter Olivier, si attachant, si combatif et charmant !