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Alors que le couple Maigret se repose quelques jours aux Sables-d'Olonne, Mme Maigret est victime d'une crise d'appendicite. A l'hôpital où elle est soignée, une religieuse implore le commissaire de s'intéresser à « la malade du 15 ».
Dans quelles circonstances cette jeune femme est-elle tombée de la voiture que conduisait son beau-frère, le Dr Philippe Bellamy ? Pourquoi ce dernier semble-t-il faire si peur à la jeune Lucile Duffieux, une gamine de quatorze ans qui sera assassinée peu après ? Qu'est devenu Emile, son frère aîné, parti pour Paris où il n'est jamais arrivé ?
Et Maigret d'oublier ses vacances. Entre deux visites à l'hôpital, il va percer à jour une de ces passions morbides qui peuvent naître au sein d'une vie en apparence aussi calme et équilibrée que celle du Dr Bellamy...
Georges Simenon, écrivain belge de langue française, est né à Liège en 1903. Il est l’un des auteurs les plus traduits au monde. À seize ans, il devient journaliste à La Gazette de Liège. Son premier roman, publié sous le pseudonyme de Georges Sim, paraît en 1921 : Au pont des Arches, petite histoire liégeoise. En 1922, il s’installe à Paris et écrit des contes et des romans populaires. Près de deux cents romans, un bon millier de contes et de très nombreux articles sont parus entre 1923 et 1933... En 1929, Simenon rédige son premier Maigret : Pietr le Letton. Lancé par les éditions Fayard en 1931, le personnage du commissaire Maigret rencontre un immense succès. Simenon écrira en tout soixante-quinze romans mettant en scène les aventures de Maigret (ainsi que vingt-huit nouvelles). Dès 1931, Simenon commence à écrire ce qu’il appellera ses « romans durs » : plus de cent dix titres, du Relais d’Alsace (1931) aux Innocents (1972). Parallèlement à cette activité littéraire foisonnante, il voyage beaucoup. À partir de 1972, il cesse d’écrire des romans. Il se consacre alors à ses vingt-deux Dictées, puis rédige ses Mémoires intimes (1981). Simenon s’est éteint à Lausanne en 1989. Il fut le premier romancier contemporain dont l’œuvre fut portée au cinéma dès le début du parlant avec La Nuit du carrefour et Le Chien jaune, parus en 1931 et adaptés l’année suivante. Beaucoup de ses romans ont été portés au grand écran et à la télévision. Les différentes adaptations de Maigret ou, plus récemment, celles de romans durs (La Mort de Belle, avec Bruno Solo) ont conquis des millions de téléspectateurs.
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4.0 étoiles sur 5
Un monstre bien sous tous rapports...,
Par Bertrand LE FOLL "Noir de Polars" (Lyon, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Vacances de maigret (Poche)
Un homme « normal » en vacances, ça se repose, Maigret, non. Jamais en vacances, celui-là ! Il suffit qu'il visite son épouse alitée dans une clinique pour qu'il sente l'anormal, pour qu'il piste, pour qu'il cherche, pour qu'il découvre une vérité cachée.Sa confrontation avec un tueur psychopathe est bien dans la veine de Simenon : Maigret interroge, l'air de rien, patelin. Son adversaire feint d'être sûr de lui, se dérobe, joue les notables, plaide la maladie, la folie d'une autre. Serré de près, il tuera encore, pour se protéger, au grand dam du commissaire qui n'a pas vu venir le coup et laissera une enfant se faire tordre le coup. Une enfant de pauvre, une qui n'avait rien demandé mais qui a eu la malchance de voir. Le notable se décomposera en finale, nouveau jouet malade entre les mains d'un Maigret même pas haineux. Très belle scène entre un juge d'instruction ami du psychopathe, une amitié de classe, un juge qui défend son camarade d'extraction bourgeoise, et un Maigret compréhensif mais impitoyable. La version télé, starring Jean Richard, a été tournée à Saint-Martin de Ré. Une toute petite ville dans laquelle j'ai traîné longtemps mes guêtres, prenant un café à l'hôtel des Colonnes comme lui, me demandant qui possédait cette belle demeure bourgeoise flanquée de canons à son huis, sise sur le port. La demeure du monstre. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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