Ce film est sorti en 1957. Réalisé par le grand Ricardo Freda, photographié par Le non moins grand Mario Bava (également responsable des effets spéciaux), interprété par l'immense Gianna Maria Canale, maîtresse du cinéma fantastique italien, il s'empare du mythe du vampire pour en livrer une version moderne et inédite à l'époque.
Ici, point de dents pointues ni de cercueils, point de crucifix ni de gousses d'ail, mais une magnifique parabole sur le désir de vivre, sur le fantasme de la jeunesse et de l'amour éternel.
Depuis, ce chef d'oeuvre aura fait école. Dans le fond, son sujet inspirera tous les films de vampires souhaitant s'écarter des stéréotypes antédiluviens du comte Dracula. Mais plus important : Dans la forme, il impose une esthétique qui traumatisera toute une génération de cinéastes, de la Hammer au fantastique français, de Hitchcock à Corman, et bien entendu tous les réalisateurs transalpins du cinéma fantastique. Il faut dire que la plastique du film est magistrale : Une anthologie qui compile l'expressionisme allemand des années 30, le néoréalisme italien et les grandes heures du muet. Il s'impose donc comme un sommet du noir et blanc.