Présentation de l'éditeur
Cet essai, fruit dune rencontre entre un musicien et un anthropologue, montre limpossibilité de réduire aujourdhui le chant déglise au seul chant grégorien, tel quil a été consigné au XIXe siècle dans le modèle solesmien. En effet, la philosophie de restauration qui présidait à lélaboration de ce chant, en tant quexpression musicale exclusive à léglise catholique, la retranché de la modernité et peu à peu condamné. Partant, cest toute la tradition des chantres qui a pu réapparaître au grand jour : des origines juives, grecques et romaines aux plains-chants des XVIIe et XVIIIe siècles, en passant par les polyphonies médiévales et le chant mozarabe. Un art consommé de lornementation sy révèle. Outre sa beauté intrinsèque, il pourrait aujourdhui, hors de tout soupçon dintégrisme ou de passéisme, contribuer à un renouveau de lart lyrique et de la liturgie.
Le disque joint au livre donne à entendre des extraits de vieux romain, et des chants de confrérie corses et espagnoles.
Le disque joint au livre donne à entendre des extraits de vieux romain, et des chants de confrérie corses et espagnoles.
L'auteur vu par l'éditeur
Jacques Cheyronnaud, directeur de recherche au CNRS, est spécialisé en ethnologie religieuse de lEurope. Il a consacré une thèse dethnologie au lutrin déglise et aux chantres (XIXe-XXe siècles).
Marcel Pérez a créé en 1984 un centre de recherche sur linterprétation des musiques médiévales à la Fondation Royaumont et dirige depuis bientôt vingt ans lensemble Organum. Il sapplique à mettre en relation les traditions vivantes avec les répertoires disparus.
Marcel Pérez a créé en 1984 un centre de recherche sur linterprétation des musiques médiévales à la Fondation Royaumont et dirige depuis bientôt vingt ans lensemble Organum. Il sapplique à mettre en relation les traditions vivantes avec les répertoires disparus.