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4,2 sur 5 étoiles
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le 30 juillet 2009
Du côté d'Antonioni, Murakami nous parle ici de l'ncommunicabilité fondamentale entre les êtres (ces spoutniks qui gravitent lentement sur des orbites différentes, rendant toute vraie rencontre impossible), et du brouillage des sentiments, ses personnages semblant tous plus ou moins prisonniers d'une apathie émotionnelle empêchant la réalisation de toute véritable histoire d'amour. Mais comme Murakami est japonais, il ne résiste pas - et pourquoi le devrait-il ? - à la tentation de faire de son triste conte de triangle amoureux une histoire de fantômes : ici, et c'est à la fois terriblement déprimant et vaguement terrifiant, les êtres se dédoublent entre deux mondes parallèles qui ne se croisent que par intermittence, l'un d'eux gardant à jamais prisonnière la partie la plus sensuelle de leur âme. Le superbe paradoxe qui naît de cette belle idée fantastique, c'est que c'est du côté de notre réalité que sont condamnés à errer les fantômes asexués et incapables d'aimer, tandis que désir - voire perversion (je pense à la sidérante scène de la grande roue) - s'épanouissent dans un univers parallèle hors de notre portée. Mais tout cela ne serait qu'un jeu conceptuel de plus s'il n'y avait le style époustoufflant de Murakami, la superbe élégance et la touchante simplicité de ses mots, traduisant dans une épure parfaite le moindre frémissement d'émotion (ou plutôt, ici, le manque de frémissement d'émotion !). Un grand écrivain, indiscutablement !
11 commentaire4 sur 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 15 novembre 2004
Une histoire d'amour passionnante qui bascule dans un autre monde. Avec une économie drastique de personnages mais en utilisant différentes unités de lieux et de temps, Haruki MURAKAMI nous offre une merveilleuse histoire d'amour moderne. En se focalisant sur le triptyque tragique, l'auteur nous entraîne au coeur d'une histoire d'amour impossible du Japon et à travers l'Europe, jusqu'à la Grèce qu'il connaît pour y avoir vécu plusieurs années. C'est un véritable catalogue d'effets littéraires (flash-back, ruptures de narration, descriptions parallèles...) qui s'enchaîne parfaitement et naturellement sous la plume d'Haruki MURAKAMI. La narration effectuée par l'un des protagonistes nous permet de percevoir dans les détails les sentiments émanant des personnages en y ajoutant un filtre de subjectivité qui nous rend plus proche de la situation. Voici décrite la première partie de ce roman, quant à la suite, c'est l'histoire d'un passage dans une autre dimension, "de l'autre côté du miroir...". Toujours passionnante, cette oeuvre semble décrire les trajectoires de satellites : toujours gravitant autour d'un autre élément sans jamais le rencontrer.
0Commentaire9 sur 10 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Dès les premières pages, on se dit : « Bof, encore une histoire d’amour à sens unique.» Et bien non, heureusement ce n’est pas que ça.
Page 76 , Murakami annonce la couleur : « Que savons-nous de nous-mêmes ? …Je préfère apprendre sur la réalité objective d’existences autres que la mienne. J’aimerais acquérir une vision objective de ma personne à travers l’analyse de la place prise en moi par les individus et les évènements que je rencontre ou de l’équilibre que je parviens à établir avec eux. Cependant, il est difficile d’expliquer à autrui mes conceptions… c’est sans doute pour cette raison que, très jeune, j’appris à tracer une frontière invisible avec les autres. » En somme, une vision existentialiste du monde, assombrie par l’incommunicabilité: j’aime, je désire, donc je suis. Je ne suis pas aimé, je ne suis pas désiré, donc je n’existe pas.Rejetée par celle à qui elle a déclaré sa flamme, Sumire disparait littéralement. Évaporée. Réduite à l'état de particules que seul un regard impliqué pourrait rendre visible.
Spoutnik en russe signifie « compagnon de voyage ». La vie est un long voyage dans l’inconnu et chacun cherche un compagnon pour la route. Mais ces « blocs de métal solitaires se croisent dans leurs courses sidérales ou rien n’arrête leur course, puis s’éloignent pour toujours les uns des autres. Sans mots à échanger. Sans promesses à tenir. »
Murakami, comme son compatriote Mishima, use sans modération de métaphores, car tous deux doutent du pouvoir des mots à rendre compte d’une idée, sachant que l’écriture métaphorique permet le dépassement de sa propre pensée, chaque image devenant un symbole, et qu’un symbole dépasse toujours celui qui en use et lui fait dire plus qu’il n’en a conscience d’exprimer, s’immisçant dans l’imaginaire du lecteur et suscitant des résonances au-delà de la signification des mots.
0Commentaire2 sur 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 19 février 2005
Haruki Murakami renoue une fois encore avec son thème de prédilection : l'amour impossible ou non partagé. Dans « Les amants du spoutnik », il met en scène un jeune homme K., assez effacé et peu confiant en lui-même, qui dévore les livres et est finalement un être solitaire. On peut se demander si l'écrivain ne se met pas lui-même en scène au travers de ses narrateurs. Mais comme dans d'autres romans du même auteur, ce jeune homme se fait éclipser par les personnages féminins. Le simple fait qu'on ne le connaisse que par cette simple lettre, K., et non par un prénom, le rend encore plus insignifiant et diminue l'importance de son rôle au sein du récit
K. est profondément amoureux de Sumire, une jeune fille fantasque, qui vit dans une réalité imaginaire, peuplée de mots qu'elle cherche à tout prix à mettre en forme, persuadée qu'elle deviendra écrivain. Sumire est très proche de K., elle lui téléphone au beau milieu de la nuit rien que pour entendre sa voix, passe de longues heures chez lui, sans se douter de la passion qu'elle déclenche chez son ami, car pour elle K. n'est bien qu'un ami.
Lors du mariage d'une de ses cousines, elle rencontre Miu, une femme d'affaire d'une quarantaine d'année, qui cache un douloureux passé. Elle tombe sous le charme et devient la victime d'un amour ravageur pour elle. Miu, mariée et inconsciente de son effet sur la jeune fille, la prend en amitié et lui propose de travailler ensemble. Sumire s'attache de plus en plus à elle, au grand dam de K. qui assiste impuissant aux événements qui mèneront Sumire au bord du précipice. Les jours s'écoulent, transformant Sumire en une magnifique femme. Jusqu'à ce coup de fil fatal : Miu lui apprend que Sumire a disparu sur une île grecque où elles passaient leurs vacances, qu'elle s'est « évaporée comme de la fumée ».
K. saute dans le premier avion pour un voyage qui prendra vite des allures surnaturelles.
Je suis très attachée à l'œuvre de Haruki Murakami. Mais je dois avouer que ce roman-ci m'a déçu. Non pas qu'il ne soit pas bon, on y retrouve la poésie et l'écriture pure caractéristique de l'écrivain, mais je l'ai trouvé moins attachant et d'une qualité inférieure à « La ballade de l'impossible » et « Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil », entre autres. C'est le problème avec les écrivains qui, avec de vrais chef d'œuvres, mettent la barre de nos attentes si hautes. Les personnages m'ont semblé moins profonds et moins attachants. Il n'en demeure pas moins un excellent roman !
11 commentaire14 sur 16 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 18 juin 2015
La musique (sonate) Murakami est à nouveau un bonheur de lecture... Beaucoup décrivent cet opus comme un sommet sur la solitude,... certes, mais l'incommunicabilité est à l'œuvre partout dans le monde et surtout omniprésent dans nos vies, une fois gratté le vernis social, et les échanges sur l'intendance de nos piètres existences... Dans ses œuvres, Murakami se débarrasse des contingences et va à l'essentiel de ce qui motive les actes et les paroles des protagonistes. Les acteurs des romans de Murakami se sont tous dépouillés, ont tous une démarche "juste" par rapport à leur histoire, sans se laisser avaler par un quelconque conformisme, paient, et assument le prix de leur personnalité et de leurs choix, permettant ainsi à l'auteur de faire appel à des "résolutions" souvent inattendues en piochant dans ce spirituel, impalpable inconnu mais pressenti, qui relie les êtres entre eux et l'univers. Une fois dépouillé de cette "gangue" de "l'homme sans qualité" la communication est difficilement mais finalement rétablie, par l'acquiescement de cette "spiritualité primale", par accord des forces telluriques, une fois les sacrifices accomplis... (ouf,... n'ayez pas peur des mots...!)
Ce mot, Spounick, signifie "compagnon", nous apprend ce très beau livre... et comme d'habitude chez Murakami, il s'agit d'amitiés, de sincérité, envers les autres et envers soi-même... Un des meilleurs Murakami, à mon goût, par sa sobriété, sa douceur, sa pureté, son optimisme (oui, oui, vous avez bien lu...!), son homogénéité... Une poésie, en plus optimiste, de la même veine que "la ballade de l'impossible"... Seulement un regret, un livre trop court, comme toujours, tellement la compagnie de ses "satellites" et de leur musique, nous devient familière et nourricière...! un régal cristallin...
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le 6 novembre 2014
Voici un roman inclassable. Roman de suspens, dès le départ car très vite on apprend la disparition de l’une des trois héroïnes et l’action nous happe, l’atmosphère se fait de plus en plus pesante, de plus en plus pressante, voire malsaine. Roman fantastique car cette disparition est énigmatique et fait écho à un conte merveilleux chinois, car l’autre protagoniste racontera une expérience étonnante, et pour le moins irrationnelle. Roman philosophique car, sous une écriture légère et en apparence insouciante, il pose les questions de la solitude de l’homme, comparant les hommes à des satellites dont les orbites se croisent de temps en temps pour pouvoir enfin se rencontrer, avant de s’éloigner à nouveau et de se consumer dans le néant. Il évoque aussi ce qui fait la vie des êtres de chair, leur quête d’identité et aussi sa perte, et cette part obscure que chacun possède en lui, autant de thèmes chers à l’univers de Murikami, ...

Mais une chose est sûre, c’est un roman déroutant et poétique, avec de jolies images de la lune, grande prêtresse, qui étend ses bras mélancoliques sur la mer désertée par les navires et dont les rayons lavent la surface de la terre. Ou encore comparant le geste d’un noyau d’olive jeté dans le cendrier à l’élégance du poète ajoutant la ponctuation à son dernier vers. Un conte moderne japonais, où chacun des trois personnages passera par une série d’épreuves pour en être transformé et se trouver, … ou se perdre. A découvrir – ou à redécouvrir - sans attendre.
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 27 février 2008
Un véritable OVNI littéraire ! Un peu comme tous les autres romans d'Haruki Murakami, il est vrai, mais un OVNI tout de même ! ;o)

L'histoire de base peut être résumée en une phrase (K. est amoureux de Sumire qui est amoureuse de Miu), mais pas l'ambiance, ni la particularité des mots choisis & de l'aeuvre (oscillation permanente entre réel et irréel par exemple ; lors d'une discussion, Sumire demande à K. si lui aussi vit dans une fiction, le garçon lui ayant expliqué auparavant qu'elle avait du mal à s'adapter à la nouvelle fiction dans laquelle elle vivait, ce qui montre bien que la frontière - plus ou moins floue - entre réalité/rêve/imaginaire/... est une préoccupation majeure, que ce soit pour les personnages, pour l'auteur ou même pour le lecteur absorbé dans l'histoire).

C'est un environnement tellement spécial que je pense que tout amoureux de la littérature doit avoir au moins une fois dans sa vie de lecteur lu un Haruki Murakami. Ne serait-ce que pour l'expérience que c'est !

J'en lis depuis quelques années maintenant et à chaque fois l'aeuvre (les mots ?) exerce sur moi la même attirance, voire la même fascination (et non, le terme n'est pas trop fort !). Je serais honnêtement incapable de dire clairement ce qui me plaît chez lui, mais je sais que dès le premier mot, je ne pourrai plus lâcher le livre avant de l'avoir fini (ce qui produit des scènes assez comiques : moi lisant en marchant dans la rue...). J'espère que vous pourrez ressentir la même chose que moi en lisant ce(s) livre(s) !
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le 12 décembre 2014
Le premier livre que je lis de cet auteur.
J'ai beaucoup aimé cette histoire d'amour dans une société japonaise qui oscille entre l'ancestral et le moderne.
Sumire, jeune fille de 21 ans est douée pour l'écriture. Pour autant, elle ne perce pas en tant qu'écrivain.
Encouragé par son ami M.K, fou amoureux d'elle, elle de son côté ne le sera pas.
Miu apparaît alors dans la vie de Sumire qui cette dernière en tombe éperdument amoureuse mais Miu est mariée.
Sumire dès la première rencontre sent qu'elle est attirée par les femmes, non par cette femme!
Mais Sumire va disparaître au cours d'un voyage en Grèce comme de la fumée.
M.K et Miu font alors connaissance mais Sumire reste introuvable.
Est-elle partie parce que son amour n'a pas été partagé par Miu?
Comme le satellite Spoutnik, elle s'est éclipsée sans laissé de trace.
La chute du livre est d'un effet plutôt bizarre et l'on se demande alors si c'est la réalité ou bien dans le rêve de M.K que Sumire réapparaît.
D'une plume fluide et lisse sur le papier, Haruki Murakami nous laisse en suspend peut-être afin d'imaginer la fin du roman à notre guise.
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K., jeune instituteur, est amoureux de Sumire (Violette en français) qui est amoureuse de Miu, qui elle-même n'aime personne vraiment. Voilà 3 spoutniks sur 3 orbites différentes. L'histoire de ces trois amours pourrait être banale si Murakami n'y rajoutait une touche de fantastique qui donne profondeur et poésie aux sentiments des personnages.
Une écriture simple, fluide et énergique qui fait que ce livre se lit d'une traite. Un regard différent sur l'amour, l'écriture, la création, le désir.
A la fin du livre, on se dit : "Déjà..."
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le 13 septembre 2009
presque une tragedie grecques ... K aime Sumine, qui aime Miu , qui n'aime personne ... et tous trois s'observe et se cherche, vive tellement dans leurs reves et leur fantasme que ce monde parallele prend le pas sur la realite. comme en orbite sur spoutnik -
Murakami reste fidele a son melange d'intimisme japonais, personnages complexes et une bonne dose d'irrationel et fantastique
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