C'est une sorte de Casanova qui a peur de vieillir, surtout seul, alors il se résout à vivre avec une femme, il imagine même pouvoir l'épouser mais cette idée s'accompagne de tourment... On pense au Tomas de Kundera, on pense à toute la littérature du donjuanisme. On trouve dans ce bref roman de nombreuses réflexions sur l'identité, la désillusion, sur la brièveté de la vie, le temps qui passe dans l'indifférence générale et le drame particulier, dans une écriture claire et sans prétention. On reconnaît quelques emprunts, dès la première page : le souvenir d'Eluard, sans cependant en retrouver la conception de l'amour. Les quelques amoureux dans le roman (hommes ou femmes) apparaissent superficiels et sont appelés - l'auteur n'en doute pas - à découvrir leur erreur bien assez tôt. Ces personnages-types existent sans doute, mais d'autres qui leur donnent tort aussi. Il faudra les trouver ailleurs (Breton par exemple.) Au moins l'auteur présente les premiers avec un certain talent.