Dans ce thriller trépidant, carnages et guet-apens se succèdent comme dans un film de Sam Peckinpah. Si la violence claque avec une redoutable efficacité, elle est traitée sans complaisance. John Connolly n'omet pas les dégâts humains, moraux et psychologiques que son déchaînement entraîne. Il défend avec brio, dans des pages passionnantes sur le comportement des GI au front, une thèse à démoraliser Radovan Karadzic : la majorité des hommes ont de la répugnance à tuer...si vous avez envie de lire du sanguin, donc...on regrettera juste que le suspens ne soit pas l'objectif premier de l'auteur, davantage du côté de SAS que de Michael Connelly. Mais peut-être est-ce la lecture simultanée du superbe Angelica d'Arthur Phillips, qui m'empêche d'apprécier à leur juste valeur les excès de testostérone de ces anges de la nuit....