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Les années fléaux
 
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Les années fléaux [Poche]

Norman Spinrad
4.8 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (4 commentaires client)

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Prix Amazon Neuf à partir de Occasion à partir de
Broché --  
Poche EUR 7,13  
Poche, 24 mai 1996 --  

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Présentation de l'éditeur

Une Amérique en proie au chaos économique et à des inégalités sociales exacerbées, où le métro de New York est devenu une vaste cour des Miracles, théâtre permanent d'une lutte sans merci pour survivre. Triste destin pour la Chair à pavé.
Une Amérique dévastée par l'épidémie du sida, où les malades sont parqués dans des Zones de Quarantaine, où le sexe virtuel a remplacé l'amour physique, où s'écrivent au quotidien les sinistres Chroniques de l'Âge du Fléau.
Une Amérique bien-pensante, qui contraint à l'exil les francs-tireurs comme... Norman Spinrad, réfugié à Paris pour fuir les foudres de la censure. Quelle importance ? puisque La vie continue.
En trois visions d'apocalypse, Norman Spinrad règle ses comptes avec son pays d'origine. Trois descentes aux Enfers d'une puissance dévastatrice. --Ce texte fait référence à lédition Poche .

Quatrième de couverture

Les rues et le métro de New York sont devenus une vaste cour des Miracles où s'engage une poursuite impitoyable entre une transfuge du trottoir promue vigile et un zonard affamé pour la possession... d'un chien. C'est l'Amérique du chômage. Les ravages du sida ont transformé des villes entières en Zones de Quarantaine où on laisse mijoter le virus parce que les instances politiques et économiques y trouvent leur compte. C'est l'Amérique de l'exclusion. La " majorité morale " post-reuganienne contraint à l'exil les mauvais esprits du genre de Norman Spinrad, obligé sur ses vieux jours de jouer une nouvelle version d'Un Américain à Paris. C'est l'Amérique de la censure. Trois Amériques de cauchemar. Trois exorcismes ravageurs.

Détails sur le produit

  • Poche: 311 pages
  • Editeur : Denoël (24 mai 1996)
  • Collection : Présence du futur
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2207505065
  • ISBN-13: 978-2207505069
  • Moyenne des commentaires client : 4.8 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (4 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 821.222 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
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14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
A lire absolument 24 mars 2004
Format:Poche
Ce livre contient trois nouvelles. C'est avec celles-ci que j'ai découvert Norman Spinrad. Depuis, je ne cesse d'y penser, car son anticipation/SF sociale/économique est stupéfiante.

Il n'a pas la prétention de chercher à deviner ce que sera l'avenir. Il propose simplement quelques pistes, histoire que nous ayons conscience que le futur n'est que la continuité du présent.

La première nouvelle se déroule dans un New-York post-apocalyptique où les inégalités sociales se sont peu à peu rapprochés de la notion indienne de caste.
La seconde raconte les aventures d'un scientifique qui trouve un vaccin contre le SIDA. Entre un président ultra-conservateur pour lequel le SIDA est une maladie de Dieu pour punir les infidéles, et les multinationales qui gagnent bien plus en vendant des médos plutôt qu'en commercialisant un vaccin, notre home a bien du soucis à se faire ... (toute ressemblance avec des faits réels n'est évidemment pas fortuite).
Enfin, dans la troisième, plus personnelle, Spinrad se met lui-même en scène dans un jeu de négociations de haute-voltige.

Corosif, noir, Spinrad est un des grands auteurs de la SF actuelle, mais, comme il navigue à contre-courant des idées officielles américaines, il a été obligé de se réfugier en France, la censure n'ayant pas épargnée certains de ses ouvrages.
A lire les yeux fermés (enfin, pas trop quand même ;-))

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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
Black is back 23 février 2008
Par Veilleur TOP 50 COMMENTATEURS
Format:Poche
Loin d'être un genre littéraire mineur pour adolescents gavés de jeux vidéos, la science fiction (SF)passe toujours et encore comme étant peu crédible au yeux des autres genres dits « sérieux ». Il faut avouer que le pire y côtoie bien souvent le meilleur, mais reconnaissons que ce n'est pas non plus l'apanage du genre. Certains écrivains ont gagné leurs lettres de noblesse avec la SF (Franck Herbert et son cycle de Dune, Isaac Azimov et Fondation)et en ont fait une tribune pour porter sur nos futurs possibles des regards dévastateurs.

Parmi les nombreux auteurs de SF, Norman Spinrad est un cas à part. Toute son œuvre porte sur les Etats-Unis, vus sous un angle qui lui a attiré tellement de foudres qu'il préfère vivre à Paris. La lecture d'un seul de ses ouvrages fait tout de suite comprendre au lecteur les causes de son statut de persona non grata. De « Rock Machine » à « Jack Barron et l'Eternité » en passant par "Rêve de fer", Spinrad met en coupe réglée toutes les images que l'Amérique souhaiterait se renvoyer à elle-même. Ses ouvrages ne sont pas dénués de parti pris ni d'exagérations ou de facilités, bien au contraire. Cependant, ses propos sont là pour dénoncer, provoquer, interpeller au moyen d'un langage d'une crudité qui peut être rébarbative à la longue et d'une ironie mordante.

Les « années fléaux », dont Gallimard assure la réédition, regroupe trois nouvelles « apocalyptiques » de Spinrad. La première, « chair à pavé » décrit un New-York transformé en jungle urbaine sans foi ni loi dans une Amérique en proie au chaos économique et à des inégalités sociales exacerbées. La ville est devenue le théâtre permanent d'une lutte sans merci pour survivre. C'est désespérant. La seconde nouvelle « les années fléaux » évoque une Amérique dévastée par un avatar du virus du Sida, le Fléau, où les malades sont parqués dans des zones de quarantaine, où le sexe virtuel a remplacé l'amour physique, où les dirigeants du pays, baignant dans le fondamentalisme chrétien de la Bible belt, voient dans la maladie un signe de Satan. C'est dérangeant, noir et « hénaurme » tout à la fois. La dernière nouvelle, « la vie continue », se déroule à Paris, loin des foudres de la censure américaine qui ont poussé le protagoniste de l'histoire, lauteur en personne, à s'exiler. C'est caustique mais peu convaincant.

Trois visions d'apocalypse, qui peuvent dater un peu par leur contexte car écrites dans les années quatre-vingt, dans lesquelles Spinrad règle des comptes personnels avec les Etats-Unis. Cet acharnement ne peut se comprendre que dans le contexte de l'œuvre globale de l'auteur, qui se veut un exposé permanent des craintes et des doutes face aux potentialités corruptrices du pouvoir, autant politique qu'économique et médiatique. L'Amérique est son seul sujet car, explique-t-il dans sa préface, « le reste du monde a, vis-à-vis de l'Amérique, un complexe et des relations émotionnelles ambivalentes comme n'en engendre aucune autre nation ». Elle est donc, de ce fait, aux yeux des autres peuples, toujours une sorte d'Eldorado, un rêve qui en fait le sujet parfait pour une œuvre de science-fiction. « Si la démocratie et la culture américaine survivent et prospèrent, il y a un espoir pour un avenir transnational stable. Si l'Amérique se détruit de l'intérieur, cet avenir sera assurément bien triste. En un certain sens, les peuples du monde regardent l'Amérique et, pour le meilleur ou pour le pire, y voient leur devenir propre ». Schématique et naïf, certes mais aux yeux de l'auteur, l'Amérique a cessé d'être un modèle pour le monde au moment de la guerre du Vietnam. Pourtant la fascination du monde pour ce pays continue.

Les écrits de science-fiction sont sans nul doute des prophéties de papier qui s'annulent parfois d'elles-mêmes, qui montent des sentiers sur lesquels nul ne souhaiterait s'engager. c'est leur principale vertu. Car, conclue Norman Spinrad, « si la science-fiction nous apprend quelque chose, c'est bien qu'il n'existe pas un seul futur possible. Nous façonnons collectivement nos futurs, chacun d'entre nous, heure après heure, minute après minute, décision après décision, et ceux qui ne méditent pas sur les futurs possibles sont très certainement condamnés à vivre le futur qu'ils n'auraient néanmoins pas pu éviter de façonner ».

En résumé, ce genre de récit apparaît comme étant ce que les navigateurs connaissent biens, des amers, ces repères visuels sur la côte que l'on voit du large. La saveur qu'on tire des « années fléaux » leur fait bien mériter ce nom.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
Excellent et mordant! 1 décembre 2009
Par Kaoam TOP 1000 COMMENTATEURS TESTEURS
Format:Poche
Livre vraiment excellent, Spinrad croque ici les travers de la société avec beaucoup de mordant, et c'est tellement vrai!
La première nouvelle est tout simplement excellente, inégalités sociales exacerbées, "caste" de riches complètement à "l'ouest", les autres humains se battent pour manger des rats... Voir NY sous cet angle, ça change! Jusqu'où l'humanité peut elle tomber???
La seconde nouvelle est très bien également, l'Amérique est dévastée par l'épidémie du sida, les malades sont parqués dans des Zones de Quarantaine où règne la liberté sexuelle la plus totale, plus personne n'a rien à perdre.A l'opposé complète des autres (ceux qui ne sont pas contaminés), qui ne font l'amour plus qu'à travers une machine... Société complètement aseptisé! Tres mordant!!!
La dernière met en scène carrément Norman Spinrad comme personnage principal, il est réfugié à Paris pour fuir les foudres de la censure. Mais il a une proposition pour rentrer au pays... Est-ce qu'il vendra son âme aux américains???
Trois nouvelles bien fraiches qui croquent les travers de la société à pleine dents!
Je mettrai 7 étoiles à tous les romans de Norman Spinrad que j'ai lu!!!
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