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Les architectes et mai 81 Broché – 21 février 2011


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Extrait

Extrait de l'introduction

Un «mouvement», si l'on ne va pas plus loin que la description de ses protagonistes et de leurs oeuvres, cela ne signifie au fond pas grand-chose. C'est parfois utile pour les cartographies sommaires auxquelles pourrait se livrer un critique pressé, mais un «mouvement» permet juste de simplifier radicalement la vision de l'histoire culturelle en ramenant une production artistique à une succession d'événements collectifs majeurs. Les causes profondes de ces événements en ressortent masquées et méconnaissables. Les écoles et les styles produits par les critiques sont aussi des mots d'ordre au sens propre : des mots qui mettent de l'ordre et produisent de l'ordre. Il ne s'agit donc pas de projeter ici une opinion sur un «mouvement» mais d'essayer d'en dresser la généalogie et la cartographie. Quels étaient donc le style, la manière et le caractère qu'exprimèrent, sur un temps plus ou moins long et jusqu'au présent pour certains d'entre eux, les édifices dits «post-modernes» ?
L'architecture est un monde en soi et elle a un dehors, elle est donc relationnelle ; ni pur reflet, comme le prétendait la vulgate marxiste, ni pur miroir autoréfléchissant comme feignait de le croire le structuralisme. Un «mouvement» dépend d'un ensemble de facteurs (une alliance temporaire autour de revues, d'expositions ou de manifestes, un relais des champs du pouvoir...), en partie indépendants les uns des autres, et qui souvent n'ont pas grand chose à voir avec la stricte mobilisation autour d'un programme commun. C'est une affaire de médiations et de champs, s'y mêlent les facteurs externes et l'analyse interne, les effets de champ et l'histoire des genres et des formes symboliques, les institutions et l'espace des possibles. Et c'est certainement le cas pour ce que l'on a dénommé le postmodernisme en architecture, né tout juste au moment où l'on commençait chez les intellectuels à négliger «Vive la sociale !», entendu jusqu'alors comme un cri de ralliement. Le concept de champ présente d'ailleurs cette vertu de réintroduire des espaces (avec leurs règles) spécifiques et des médiations - et donc des complexités - là où le canevas marxiste classique présente la maille trop simplifiée d'une causalité unique et d'une détermination brutale.
Le postmodernisme n'aurait-il donc été qu'un élément de médiation entre le petit monde où naît l'architecture et le grand monde dans lequel elle est condamnée à rester ? Ce constat du grand écart est emprunté à Manfredo Tafuri. Il pensait à l'architecture d'Aldo Rossi lorsqu'il l'a émis. Nous pensons ici plutôt à l'inscription socio-historique, autour de 68 et par la suite au fil des bouleversements de l'entre-deux-mai (68-81), d'un univers qui se situe juste à la frontière de l'architecture et du monde intellectuel. En clair, Tafuri pensait à Rossi, mais il s'agit probablement du même sujet. À la charnière des années 1970 et 1980 s'est tenu un passage entre deux époques, et nous vivons toujours dans la continuité de cette transition, malgré la scansion new-yorkaise du 11 septembre 2001. Et plus globalement en vingt années, nos vingt décisives de 1965 à 1985, un réagencement complet des structures sociales de la France et par ricochet un chamboulement complet des modes de fabrication de la ville et de l'architecture sur lequel nous vivons encore plus ou moins solidement. En clair et un peu trivialement, la messe était dite dès 1984-85, et c'est ce que nous allons essayer de montrer ici.

Biographie de l'auteur

Jean-Louis Violeau est sociologue. Il travaille depuis 1997 au sein du Laboratoire ACS Architecture-Culture-Société (CNRS/UMR AUSSER). Cet ouvrage est le 3e qu'il fait paraître aux éditions Recherches après Les architectes et Mai 68 (2005) et Quel enseignement pour l'architecture? (1999), recueil d'entretiens avec les professeurs de l'Ecole d'architecture de Paris-Belleville.

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