Ce roman est d'une grande douceur à la lecture. Le terme peut surprendre mais c'est néanmoins le mot qui s'impose. N'allez pas pour autant imaginer que tout y est joie et bonheur, c'est exactement le contraire. Simplement, la manière de le raconter, la petite musique de MENGESTU est empreinte de mélancolie, de résignation et de langueur. Le personnage de Stépha est d'une grande lucidité sur lui même, sur la condition des déracinés comme lui et sur le monde qui change.
Flanqué de deux amis, africains comme lui, chacun incarne un aspect du déracinement et de la volonté d'intégration. Le constat est amer, pessimiste, il est cependant plein d'humanité.