La saga des Brumes se termine.
Qu'en dire ? On louera le dessin d'Istin, bien sûr, et tous les amateurs du genre dévoreront sans doute cette jolie quête avec plaisir.
On y redécouvre avec bonheur un univers repris avec quelques originalités.
Alors, quels regrets ?
Et bien, pour les amateurs du genre, les références au Seigneur des Anneaux, notamment: un peu trop directes. Manque de distance...
Les clins d'oeils répétés à la Quête de l'Oiseau du temps, également, trop omniprésents. Des créatures en traquant d'autres et qui rappellent furieusement Göl ou Ardate, les limiers étranges du Rige, tant par leurs expression que leur bêtise. Le destin d'Elya, trop prévisible... si l'on est coutumier de la destinée courante des héroïnes combattantes.
Du côté du scénario, on notera quelques expressions malheureuses, telles que "Sang noir !" volée telle quelle au Chevalier Bragon de Loisel et Letendre. Un sens de l'humour, encore une fois très fortement emprunté à la Quête de l'Oiseau du temps et puis... des répliques qui manquent quelque peu d'aboutissement, semblant placées au hasard dans les bouches de héros qui, à part Aka, manquent d'une personnalité propre.
Tout cela contribue a conférer aux "Brumes" un air de déjà vu, de "spawn" d'oeuvres indétrônables et inégalables comme la Quête de l'Oiseau du temps ou les Légendes des contrées oubliées.
Bonne surprise dans ce tome, cependant, la Sylve commence à arborer de temps à autre quelque expression sur son visage, jusque là très impassible.
Peut-être, un jour, aura-t-on le plaisir de voir une belle héroïne, comme l'on voit de beaux héros, triompher seule du mal et profiter de sa victoire ? Et pourquoi pas ?
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